Article Collaboratif : Retour de voyage, l’envers du décor par 7 Blogueurs Voyage

La plupart du temps, lorsque l’on parle voyage, cela comporte la phase de préparation et le voyage en lui-même, rarement on se penche sur ce qui vient après celui-ci. Après nos deux mois et demi de road trip en Amérique du Nord, nous y avons été confrontés et voulions donc écrire sur le sujet. Nous avons donc demandé à 6 blogueurs voyage ayant expérimenté les longs séjours, en itinérance ou dans des modes de vie totalement différents de celui dans lequel nous vivons en temps « normal », de nous parler de leur expérience et de la difficulté à revenir et reprendre le rythme.


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Céline de Voyages d’une Plume :

Quinze ans, l’âge de la crise d’adolescence, de la curiosité, de la découverte, de l’envie d’aller voir ailleurs comment tourne le monde. Quinze ans, l’âge auquel je suis partie vivre un an au Costa Rica. Famille d’accueil, langue inconnue, plages de sable fin et plongeons infini dans un choc culturel permanent. A quinze ans on n’a pas l’habitude de se lever à 5h30 pour aller au lycée en uniforme ; de manger du riz et des haricots rouges trois fois par jour ; de se faire raccompagner le soir par ses amis et leurs machettes ; de passer ses week-ends entre mer, forêt tropicale et singes hurleurs… Pourtant, à quinze ans c’est la vie que j’ai eu. Alors que je fêtais mes seize ans au Costa Rica, que j’apprenais à voyager seule, découvrais qu’une ado est obligée d’épouser un coup d’un soir parce qu’elle n’a pas su acheter de préservatif, voyais les méfaits de la drogue, comprenais le poids de la religion et l’abandon du gouvernement, mes amis restés au pays continuaient, quant à eux, à vivre dans une bulle cevennole, loin des iguanes, des plantations de bananes, du machisme… Après avoir vécu l’équivalent d’une éternité en seulement 12 mois, l’hiver français m’a accueilli dans une mare de larmes. Sans y avoir été préparée j’ai découvert le choc culturel inverse et sa cape de déprime post-voyage. Seize ans, l’âge où un faussé creusé par l’expérience du voyage semble insurmontable, où tu découvres que ni le temps ni la distance ne peuvent ébranler certaines amitiés, où le lycée devient un ennui routinier, où tu comprends que tu es devenue accro aux voyages… Après une fête de retour surprise, après avoir fait le tour de ma dizaine d’album photos, après avoir envoyé des cartes postales à ceux restés au pays, après avoir cherché en vain des bananes plantains, des goyaves et des papayes de plus d’un kilo, après avoir fui la réalité française et après avoir souri aux joies des retrouvailles, est arrivée ma première déprime post-voyage. Entre l’envie et le besoin de repartir j’ai commencé à pleurer mon retour. Les larmes n’avaient pourtant pas leur place dans ma nouvelle vie française: rentrée au pays à trois mois du bac de français j’ai fait des études un palliatif au manque d’avion. J’ai révisé à m’en rendre malade dans le seul but de passer mon bac pour repartir sur les routes du monde… Treize ans après ma première déprime post-voyage j’ai fait de ma vie un rêve, d’un rêve une réalité. Treize ans après mon premier choc du retour j’ai enfin trouvé la solution pour ne plus revivre cette expérience: être nomade sur les routes des Amériques.

Le retour de voyage sur son blog : https://voyagesduneplume.com/2016/05/04/maudit-retour-retour-cheri/


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Emmanuel de Journaux de Voyages :

A l’été 2013, j’ai claqué la dem’ pour partir 7 mois en Océanie. Je n’avais pas trop de plans à part que je voulais faire pas mal de treks. Finalement j’ai aussi fait plusieurs volontariats, immergé dans des familles et mon mode de déplacement principal a été l’auto-stop. Ce qui a fait qu’en l’espace de quelques mois, vivre avec un quotidien incertain et hors cadre était devenu ma nouvelle routine: j’étais incapable de savoir en général où j’allais dormir précisément, ni même de programmer quoi que ce soit. Soit un beau lâcher prise à l’opposé de ce que j’étais avant.

Voilà pour le voyage en lui-même et j’en viens au retour qui a été très difficile, autant ne pas le cacher. Revenir chez soi après tout ce vécu, ce bagage accumulé en si peu de temps, c’est comme faire un reset de sa « culture personnelle ». Il faut tout reconstruire: sociabilité, travail, logement, objectifs, idéal de vie. J’avais enfin la liberté de choisir en toute conscience mais je m’en suis rendu compte après avoir repris  trop rapidement ma « vie d’avant ». Un énorme décalage s’était créé entre celui que j’étais avant et celui que j’étais devenu. Cela a été dur de faire le tri, de la même façon que pour le « Matériel » devenu non nécessaire. Comme une forme de renoncement, j’ai fini par « tout plaquer » à nouveau mais pour une vie différente : de consultant en informatique à futur paysan. Très souvent, on néglige l’aspect du retour et je suis tombé dans le panneau. Que je perçoive un décalage avec mes proches ne m’a pas surpris, mais c’est carrément avec tout le système que je me suis senti et me sens toujours « hors des cases ». Je conseillerai de parti en gardant en tête vos objectifs et valeurs de vie et de voir si au retour vous avez les mêmes.

Le retour de voyage sur son blog : http://www.journauxdevoyages.com/1-an-apres-le-retour-de-voyage-le-bilan


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Camille de L’oiseau Rose :

Je sais très bien ce que l’on ressent lorsque l’on rentre d’un long voyage. Il faut dire qu’après un tour du monde de 15 mois, le retour en France a pu me susciter de nombreuses appréhensions… Pourtant, au départ, c’est un peu l’euphorie et l’on se sent même très heureux ! Pourquoi ? Parce que l’on revoit ses proches après des mois d’éloignement, parce que l’on mange à volonté des plats qui nous avaient souvent manqués, parce que l’on apprécie de dormir dans un lit douillet. Ces petits plaisir de la vie quotidienne que l’on met souvent de côté lorsque l’on voyage avec un sac à dos sur le dos…

Mais cette euphorie ne dure évidemment pas bien longtemps. Et elle laisse rapidement place au stress car il faut retrouver un logement ! Et ce n’est pas chose facile quand on rentre d’un tour du monde et que l’on n’a pas de revenus. Et une fois l’appartement trouvé, il faut de nouveau le remplir… Tous ces meubles, ces bibelots qui s’étaient vendus sur leboncoin, il faut désormais les racheter. Alors je ne vous cache pas que la déco n’est pas forcément la priorité dans ces cas-là. On va au plus simple et au moins cher. Non pas parce que l’on se fiche de notre intérieur après avoir coulé des jours heureux dans de petites guesthouse au confort sommaire (quoique…). Mais surtout parce que l’on se dit qu’un de ses jours, l’on pourrait peut-être reprendre la décision de partir. Alors inutile de s’attacher à une belle commode ou à un canapé design. Il vaut mieux garder l’esprit libre ! Quand on voyage beaucoup, l’on sait pertinemment que l’envie de repartir peut ressurgir à tout moment. Peut-être même qu’un jour, le retour en France ne se fera tout simplement pas… Avec ce genre de pensées, le retour « à la réalité » n’en est pas vraiment un. Il s’agit simplement d’une nouvelle étape dans la vie, ni plus facile, ni plus difficile que les autres !

Le retour de voyage sur son blog : http://oiseaurose.com/2016/10/03/pour-partir-en-tour-du-monde-je-suis-devenue-sdf/

http://oiseaurose.com/2016/08/11/jai-voyage-sans-aucuns-plans/

http://oiseaurose.com/2014/11/23/rentrer-de-voyage/


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Nadia & Mike de Les Lovetrotters :

En avril 2014, nous avons décidé de plaquer notre vie établie à Montréal pour partir en voyage autour du monde. Nous étions loin d’imaginer que ce voyage allait autant nous changer. Après deux ans de vadrouille, nous retournons au bercail, et nous nous retrouvons soudainement confrontés à la vie « normale ». Mais qu’est-ce que la normalité ? Lorsqu’on avait habité chez une tribu Kishwa en Amazonie équatorienne, la normalité était de vivre des ressources de la terre uniquement et de manger, troquer et même se marier et éduquer ses enfants en communauté en respectant les alliances tribales. Au Vanuatu, comme les lendemains étaient incertains, la normalité était de vivre pleinement le moment présent sans jamais se soucier de l’avenir. Et puis, lors d’un séjour avec les moines au Népal, la normalité était de se détacher totalement des besoins matériels. Ce détachement, nous l’avons d’autant plus ressenti lorsqu’on a sillonné pendant plusieurs mois les contrées isolées de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande en camping-car.

Lorsqu’on s’aperçoit qu’il n’y a pas qu’un seul gabarit de vie et que la recette du bonheur n’est pas pareille pour tout le monde, il est très difficile de revenir à ce qu’on pensait être la vie « normale », celle où 90% de notre temps consiste à répéter machinalement le rythme métro-boulot-dodo dans le but d’amasser le plus de choses, pour s’offrir occasionnellement des moments de bonheur. Lorsqu’on comprend qu’on évolue dans un monde de possibilités et non de contraintes, il est très difficile de se remettre dans le moule. Le retour était pour nous une période de gros doute et de confusion. Nos intérêts avaient évolués. Nos interactions sociales semblaient de plus en plus superficielles. Le voyage avait remis nos priorités en perspective. Nos ambitions de carrière ont été reléguées au second plan. Même nos émissions préférées à la télé devenaient tout à coup dénuées de sens. Nous n’étions juste plus capables de reprendre notre vie antérieure.

Il fallait transitionner vers un autre mode de vie, un mode qui satisfait notre désir d’autonomie et de liberté. C’est ainsi qu’après une bonne période de déprime suivie d’une bonne période de remise en question, nous avons décidé de repartir, en adoptant cette fois une vie de nomades digitaux. C’est une réorientation de carrière qui nous permet de garder le contrôle sur notre temps, et qui nous donne une grande indépendance géographique, même si elle s’accompagne aussi d’une grande instabilité financière. L’inconnu et l’incertitude rattachés à cette vie de nomades ne nous fait plus peur. Chaque jour amène son lot de surprise et aujourd’hui, c’est ça qui nous fait vibrer.

Le retour de voyage sur leur blog : https://lovetrotters.net/2015/03/30/bilan-dun-mechant-voyage-dun-an-autour-du-monde/


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Seb & Laura de Les Globe Blogueurs :

En 2013-2014, nous sommes partis voyager en Amérique latine. Une superbe expérience que nous projetions depuis déjà quelques années. Après une première période où il a fallu trouver notre rythme et nous accorder sur nos envies, nous avons passé un séjour absolument fantastique du Mexique à la Terre de feu. Autant vous dire qu’après une telle parenthèse, la perspective du retour à nos boulots respectifs, bien que passionnants, ne nous enchantait guère. Faire une croix sur la liberté que permet le voyage non planifié, ne plus être bousculé par les décalages culturels, attendre patiemment les prochaines vacances pour découvrir de nouvelles merveilles naturelles n’avait rien d’enthousiasmant. Après une phase de quelques semaines où l’on retrouve un foyer, des amis, sa famille, la déprime risque de pointer son nez. Et nous le savions très bien.

Notre solution ? Faire un bébé ! Bon, ce n’était pas forcément prévu avant le départ… Mais une chose en entraînant une autre… Tout ça pour dire que le plus important selon nous, c’est d’avoir des projets suite à un long voyage, ne pas le voir comme une fin en soi, un aboutissement, mais plutôt une expérience qui pourra servir pour la suite. Mais il faut bien qu’on vous l’avoue, avoir un enfant, bien que ce soit une aventure géniale, ne nous a pas coupé nos envies d’ailleurs. Alors nous avons décidé de repartir en 2017 ! A trois et sans date de retour… Nous travaillons donc depuis deux ans à une reconversion professionnelle pour devenir indépendants géographiquement. C’est beaucoup de travail, les soirs et week-ends sont chargés, mais quand l’envie est forte et qu’on pense à l’aboutissement, tout devient (plus) facile !

Le retour de voyage sur leur blog : http://lesglobeblogueurs.com/les-etranges-signes-du-destin-comment-tomber-enceinte-paz/


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Bianca de La Grande Déroute :

Dans mon cas, les retours de voyages ont déjà été négatifs : revenir dans la routine, après une parenthèse d’émerveillement et d’intensité propres au voyage… le retour au métro-boulot-dodo… pas facile. Pas du tout. Je me retrouvais à attendre impatiemment le prochain départ, considérant tout ce qui se trouvait entre mon retour et celui-ci comme étant « du temps à faire ». Mais depuis plusieurs années, notre vision (j’inclus mon homme dans l’équation, parce qu’il est pris pour me suivre dans mes folies) a beaucoup changé, notamment pour nos deux derniers longs voyages (11 mois en Océanie, et 6 mois en Asie). Maintenant, je vois la préparation, le voyage en soi ET le retour aussi excitants les uns que les autres. En fait, je dois le dire : les retours, je les trouve fantastiques, je les aime autant que les départs.

Un jour, on s’est posé des questions : mais pourquoi est-ce aussi difficile de revenir? Pourquoi le départ, le voyage et le retour ne sont-ils pas des continuités plutôt que des coupures dans le temps? On a adapté nos vies ici pour qu’elles soient aussi extraordinaires qu’à l’autre bout du monde. On a aussi revu notre façon de la voir cette vie-là. Le bonheur est dans les petites choses, dans la simplicité (pour nous, du moins). Nous avons cultivé cet émerveillement et un weekend au chalet entouré des gens qui nous sont chers devient aussi nourrissant pour l’âme qu’une vadrouille à l’autre bout du monde.

Les retours, c’est l’occasion de reprendre des projets qui nous font sentir vivants et qui ont dû temporairement être mis de côté, étant plus ou moins compatibles avec la mobilité et la distance. C’est retrouver une vie sociale satisfaisante, c’est une porte qui s’ouvre vers de nouveaux projets. C’est la continuité du voyage, parce qu’on n’en revient jamais réellement, comme on ne part jamais entièrement. C’est un espace d’intégration des nouveautés vécues dans les derniers mois. C’est, pour les enfants, un moment joyeux (on retrouve les amis, les jouets, youpi!). C’est, pour nous, un autre changement, une autre transition. Sincèrement, l’excitation que je ressens à la veille d’un départ, je pourrais dire que je la ressens tout autant à la veille du retour. Ça n’a pas toujours été ainsi, mais c’est désormais quelque chose de très très positif pour moi, pour nous.

Le retour de voyage sur son blog : http://lagrandederoute.com/impressions-emotions-a-quelques-jours-retour-apres-voyage-de-6-mois-asie/

http://lagrandederoute.com/retour-dun-long-voyage-enfants/

http://lagrandederoute.com/premieres-reflexions-post-retour-de-voyage-long-cours/   

http://lagrandederoute.com/grandes-questions-post-retour-de-voyage-partie-2/


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Charlotte & M. de Traces de Voyages :

Nous concluons cet article avec notre expérience très récente. Cela fait maintenant un peu moins de 3 mois que nous sommes revenus de notre road trip en Amérique du Nord : 2 mois et demi de voyage en itinérance avec un van aménagé « maison », 25000 km, 2 pays, un plan de route fixé mais des imprévus réguliers et une flexibilité permettant de changer à tout moment nos plans. Avant de partir, nous avons eu la « bonne » idée de rendre notre appartement et stocker nos affaires dans la famille. Nous étions partis du principe que nous ferions des économies de loyer et que nous n’allions peut-être pas revenir, ou alors, que nous allions peut-être changer de ville à notre retour. Ce fut notre plus grosse erreur…

Lorsque nous sommes revenus, il y a eu certes un décalage par rapport à la vie que nous avions mené pendant ce voyage itinérant où notre « maison » et tout ce dont nous avions besoin tenait dans une voiture, ainsi que la découverte quotidienne de lieux merveilleux. Passer du statut de nomade à celui de sédentaire est une chose, mais le plus dur, c’est de repartir de zéro : retourner vivre chez ses parents à 30 ans (même s’il ne s’agit que de quelques semaines, ou mois et que ceux-ci sont très heureux de voir leurs enfants) le temps de retrouver un logement, puis du travail. Le problème c’est que pour louer un appartement en France, dans la majorité des cas, il faut avoir un cdi depuis plus de 3 mois, or, en revenant d’un long voyage, c’est une chose que l’on n’a plus. Et quel cercle vicieux puisque pour travailler, il faut un logement… Cherchez l’erreur ! Etant donné que nos parents ne vivent pas dans le même département ou encore la même région que celle où nous étions au préalable, il fut pour le moins difficile d’y retourner. La solution : appeler toutes les agences immobilières de la ville et commencer par leur demander s’ils ont des biens où le propriétaire ne possède pas d’assurance loyer impayé (ce sont ces assurances qui obligent la détention d’un cdi pour la location). Les statistiques : 9 agences sur 30 ont accepté notre dossier. Vous pouvez aussi rechercher directement par le bon coin en posant la même question.

Retrouver un emploi n’est pas chose facile non plus, revenir en automne dans une ville touristique où l’activité bat son plein en été et lorsque votre domaine de prédilection est l’hôtellerie-restauration, là aussi ce n’est pas top… Si nous devions vous donner un conseil : pour tout voyage de mois de 4 mois, gardez votre logement ! Inutile de faire 2 déménagements, 2 états des lieux, payer des frais d’agence, payer des frais de garde-meubles ou racheter ce qui aurait été vendu, galérer pour retrouver le dit logement qui souvent s’avère moins bien que l’ancien (forcément il y a moins de choix lorsqu’on n’a pas de cdi) et devoir vivre pour un temps incertain dans sa famille ou chez des amis. Le retour sera ainsi plus doux puisque vous retrouverez une certaine stabilité déjà établie.

Pour conclure, chaque expérience est différente et bien qu’il y ai de grandes lignes auxquelles nous sommes tous confrontés, il ne tient qu’à nous de les appréhender de la meilleur manière possible et pour cela, rien ne vaut les témoignages de ceux étant déjà passés par-là. Nous pouvons également relativiser tout ça si nous partons du principe que la vie elle-même est un voyage, il n’y a plus vraiment de départ ou de retour, mais une continuité.

19 Replies to “Article Collaboratif : Retour de voyage, l’envers du décor par 7 Blogueurs Voyage”

  1. Ca me plairait beaucoup de participer à ces articles collaboratifs !! 🙂 n’hésites pas à me contacter pour le prochain 😉
    Pour ma part le retour au « bercail » à été très difficile en 2009 suite à une année passée à l’étranger. Si mal que je savais et m’étais dit que je ne vivrai pas en France ! Je devais attendre patiemment de finir mes études, il me restait plus que 2 années et des que j’ai eu mon diplôme en poche j’ai quitté la France !! Cela fait déjà 7 ans que j’ai quitté ma douce France 🙂 peut être bien que prolonger la vie d’expat retarde de moment si redouté mais pour l’instant il n ya toujours pas de retour de prévu ! 🙂

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  2. Merci pour ce travail collaboratif sur un sujet aussi important et si peu abordé dans les blogs de voyage/aventure. Pour ma part, je comprends totalement les commentaires, qu’ils soient plutôt positifs ou plutôt négatifs. Je suis en ce moment dans le « dur »! Voilà un peu plus de 4 mois que je suis rentré de mon aventure de 4 années à vélo à travers le continent américain http://surlaroutedupatrimoine.wordpress.com. Comme beaucoup le disent, nous le savons avant même de partir que le retour sera délicat, mais cela ne nous empêche pas de partir Mme Dupre! Au contraire. L’expérience de chacun est unique de toute façon. Pour ma part, je suis confronté actuellement à la mise en cohérence entre ce que je suis devenu et ma vie en France. Un vrai chamboulement dans ses propres relations sociales, dans ses aspirations pro et la relation avec son Soi. Un qqs mots, un passage difficile mais qui me semble vraiment nécessaire et utile pour vivre mieux. Bon voyage à tous !!!!!!!!! David

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    1. Effectivement c’est un sujet peu abordé, on ne savait pas trop comment cela allait être accueilli par les lecteurs car pour une fois on ne vante pas du positif mais plutôt une pointe de difficulté. Mais comme tu le dis, c’est important de partir si on en a envie et surtout, de profiter du moment présent lorsqu’on y est! Le retour est plus ou moins dur selon chacun et aussi selon la préparation qu’on en a fait, mais l’expérience vécue en vaut tellement le coup! Et puis, changer d’aspirations est une très bonne chose, on n’en est que plus heureux et épanouis 🙂 Bon courage pour ce retour que tu vis et les changements liés, en parler comme tu le fais sur un blog est également un très bon moyen de faire la transition en douceur car on garde « un pied » dans l’aventure. Et bon voyage également pour tes futures escapades 🙂

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  3. Bonjour bonjour! Quel plaisir de lire ces divers témoignages pour lesquels je me retrouve dans certains cas. En effet je suis rentrée avec mari et enfant d’Afrique du Sus en juin dernier. Nous étions partis pour une durée de 5 ans mais nous y sommes finalement restés qu’un an pour diverses raisons. Toutefois, nous savions que le retour en France allait pas être si facile car j’avais déjà goûté au retour en France lorsque je vivais en Namibie. Mais finalement ce qui ne nous fait pas rentrer dans une déprime c’est de pouvoir faire de nouvelles choses et de ne pas (trop) reprendre et refaire des choses qu’on avait l’habitude de faire avant de partir mais au contraire…Explorer de nouvelles horizons. Je suis d’ailleurs en pleine reconversion professionnelle pour envisager un nouveau chemin ici en France et peut être ailleurs plus tard. C’est aussi bien de pouvoir continuer à parler de notre aventure avec nos proches pour que cela ne tombe pas trop dans les oubliettes..et ne pas oublier que ce n’est pas rien d’être parti à l’aventure pendant plusieurs mois à l’étranger et tout quitter pendant un laps de temps. Certaines personnes ne comprennent pas ça mais c’est Notre Histoire et notre force…Et la plupart ne pose plus de questions…Mais le plus important c’est de continuer à en parler entre nous pour immortaliser à sa manière cette expérience. Je me suis aussi replongée dans mes photos et me suis occupée dans la création d’un album. Et c’est ça aussi la manière de mieux vivre son retour. Le revivre d’une autre manière. A méditer😉

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  4. C’est très intéressant d’avoir différents retour de chacun. Il y a tout de même un ressenti globalement pas évident… je suis actuellement sur la fin de mon voyage (+13 mois à ce jour), je fais durer le budget et le plaisir en me préparant mentalement, en essayant de faire des projets et une petite liste de ce qui me fait envie en pensant au retour. Je croise les doigts pour le retour donc et partagerais probablement mon expérience plus tard. Merci de votre article 😉

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    1. Waow, 13 mois ce doit être un sacré voyage 🙂 Je comprends parfaitement que tu veuilles le faire durer, il faut profiter à fond de chaque instant tant qu’on le peut 😉 C’est une très bonne idée de préparer ton retour, on n’y pense pas forcément quand on est encore en voyage et pourtant, ça permet d’éviter la « déprime » qui peut vite arriver surtout si on revient en hiver par un temps maussade 😉

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  5. En lisant ce papier Chalotte, tu as eu une excellente idée. On retrouve beaucoup de choses en commun chez les voyageurs à leur retour: le matériel devenu encombrant, les « choses » de la vie devenues futiles, le désir de liberté et d’autonomie. D’une part, ça renforce mon propre vécu, que non j’en ai pas « chié » à vouloir me maintenir « hors système » pour rien puisque d’autres ont ressenti cela.
    Et surtout, l’aspect le plus pratique comme tu le dis, est de prévenir les futurs voyageurs au long cours (au delà de 3/4 mois) sur ce qui peut les attendre au retour.

    Ce n’est pas le voyage qui se préparé, c’est bel et bien le retour !

    Vraiment, un papier d’utilité public, peu osent briser le tabou 🙂

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire encourageant et surtout, ta participation! Effectivement, peu osent « briser le tabou » du retour, comme tu le dis. Si nous avions davantage eu d’informations sur ce sujet, nous aurions pu mieux le préparer et le vivre différemment. C’est pour cette raison que nous avons voulut créer cet article en invitant d’autres blogueurs, comme toi, qui auraient vécu cette expérience. Je suis partisante du « mieux vaut prévenir que guérir » et « mieux vaut trop d’informations que pas assez » 😉

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    1. Le but de cet article est de prévenir les futurs voyageurs sur ce qui les attends à leur retour. Nous sommes beaucoup à rêver de longs voyages sans penser à ce qui adviendra après, peu de gens en parlent car il y a bien souvent un côté « négatif » sur le retour que l’on cache au voyageur. Il est pourtant aussi important de se renseigner sur cette partie pour éviter de la vivre d’une manière difficile et y être préparé, tout autant que pour un voyage. Mais une chose est sûre, nous ne regrettons absolument pas notre voyage et si c’était à refaire, nous le ferions sans hésiter, il vaut 1000 fois le coup de revivre les difficultés du retour! Et je pense que c’est également ce que pourraient dire les autres blogueurs ayant témoigné ici 🙂

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