Comme un local: 1 mois à l’Île Maurice

Qui n’a pas rêvé de vivre un jour sur une île paradisiaque? Un petit coin de végétation, soleil et eaux turquoises où il fait bon vivre? Eh bien nous avons eu l’occasion d’expérimenter ce style de vie à l’Île Maurice en 2013 où nous avons vécu pendant 1 mois à côté de Rivière Noire. Alors non, ce n’était pas le rêve que nous avions en tête et non l’Île Maurice ce n’est pas seulement ces images de paradis que l’on voit partout. Mais laissez-nous vous la présenter à notre façon…

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Rivière Noire

Tout d’abord, il faut savoir que notre venue ici n’était pas dans un but de vacances ou voyages mais pour y effectuer une mission humanitaire dans un endroit où la pauvreté était présente. Notre environnement était donc constitué d’habitations très modestes ou encore bidonvilles, et d’une population pauvre, méfiante avec les étrangers et malheureusement, au niveau d’alphabétisation assez bas… C’est ici que Charlotte entrait en jeu au sein de l’Association Le Pont du Tamarinier: ma mission était d’apporter mon aide à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture à des mères de famille, ainsi que d’aider de jeunes enfants à leurs devoirs et les petits à l’apprentissage de la lecture. Une fois la barrière de la langue (le créole parlé à la maison, le français dans la rue et l’anglais à l’école) passée et les premiers sourires et fous rires arrivés, nous pouvons vous dire que l’expérience fut très enrichissante. Parallèlement, j’ai animé des ateliers théâtre pour les ados et donné des cours d’alphabétisation dans 2 autres associations dont l’une avec des jeunes en situation de handicap.

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Le Pont du Tamarinier

Durant la semaine, c’était cette mission qui était menée à bien, mais les weekends venus, nous en profitions pour découvrir ce pays aux paysages exceptionnels…! Nous avons eu de gros coups de cœur pour des lieux incroyables et voici donc une petite liste des lieux que nous vous recommandons si vous décidez de voyager là-bas:

Plages:

Le Morne Barbant: cette plage est aux pieds d’une montagne classée à l’UNESCO. L’endroit idéal pour un moment de détente dans la nature. Convivial et familial.

La plage de La Preneuse: c’était la petite plage familiale à côté de chez nous, un coin bien calme et caché, fréquenté uniquement par les locaux.

Flic-en-Flac: la plage touristique et en vogue du sud-est de l’île, c’est l’endroit idéal pour prendre un verre et faire la fête

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Plage du Morne

Sites naturels:

Chamarel, la Terre aux 7 couleurs: un site magnifique avec une vue panoramique sur la baie du Morne…

Parc Naturel des Gorges de Rivière Noire: nous avions déjà présenté notre rando dans un article précédent et vous recommandons encore une fois ce site si vous voulez faire une rando en pleine jungle!

Le Parc de Casela: si vous êtes du genre aventure et animaux, ils proposent entre autres un safari en quad super sympa où vous roulez en pleine nature à travers des groupes d’animaux en liberté.

La partie Sud de l’Île est à notre avis la plus belle, nous y avons fait un mini-road trip en voiture en suivant les routes le long de la côte et avons adoré les paysages…

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Parc National des Gorges – Rivière Noire

Visites:

Le Jardin botanique de Sir Seewoosagur Ramgoolam à Pamplemousse: c’est le premier jardin botanique tropical créé au monde.

La Vanille, Réserve des Mascareignes: Un parc à reptiles où vous pouvez rencontrer les tortues géantes et manger du crocodile!

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La Vanille – Réserve des Mascareignes

Restauration:

The Bay: il s’agit avant tout d’un hôtel, nous n’y avons pas séjourné mais mangé plusieurs fois dans leur restaurant face à la plage. Délicieux et des prix tout à fait corrects.

La Cosa Nostra: un super restaurant de pizzas maison avec une jolie salle ouverte sur une cour extérieur à Tamarin.

The Beach Shack: un restaurant bar-lounge à Flic-en-Flac, un peu cher mais très bon.

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The Bay

Bars & Night-Clubs:

Le bar de l’Hôtel Tamarin: l’endroit idéal pour prendre un verre face à la plage en écoutant un groupe de Jazz!

Le Kozy Garden: un bar-restaurant à ciel ouvert à Rivière Noire.

Big Willy’s: Un night-club avec une partie à ciel ouvert à Tamarin.

Hébergement:

Maritim Crystals Beach Resort: Nous avions profité d’un weekend pour y fêter l’anniversaire de Charlotte. Un endroit au calme et avec un bon rapport qualité-prix.

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Maritim Crystals Beach Resort


Pour aller plus loin, nous vous invitons à vous rendre sur le blog de Céline: Motizil. Franco-Mauricienne, elle y donne plein de conseils pour réussir votre séjour!

5 expériences à vivre à l’Île Maurice

Vous partez à l’Île Maurice ? Voici nos 5 coups de cœur pour rendre votre voyage mémorable.

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Chamarel, « La Terre aux 7 couleurs »

 

  1. Visiter le Jardin botanique de Sir Seewoosagur Ramgoolam à Pamplemousse. Le premier jardin botanique tropical créé au monde en 1770 par Pierre Poivre.
  2. Prendre la route jusqu’à Chamarel. Dans les hauteurs de l’île se trouve un lieu nommé « La Terre aux sept couleurs » à Chamarel. Profitez des paysages éblouissants le long de la route avant votre arrivée dans ce lieu caché.
  3. Se baigner à la plage du Morne Brabant. Une plage de sable blanc au pied d’une montagne classée à l’UNESCO… Panorama exceptionnel !
  4. Manger du crocodile à la Réserve des Mascareignes. Dans un parc à reptiles où vous pouvez approcher des tortues géantes, ne manquez pas de goûter leur spécialité culinaire : le crocodile ! Avec une sauce à la vanille ou en burger, c’est vous qui choisissez…
  5. Faire du quad parmi les animaux de la savane. Au Parc de Casela, vous pouvez vivre de nombreuses aventures animales : faire du quad dans la nature parmi les zèbres, les cerfs ou les lions, mais aussi pour les plus courageux, approcher les lions en compagnie de leurs dresseurs !
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La Vanille, Réserve des Mascareignes

Plus d’informations sur le site officiel du tourisme à l’Île Maurice.

Récits d’Aventures: Notre rando de 8h au Parc National des Gorges de Rivière Noire sur l’Île Maurice

Nous inaugurons ici une toute nouvelle catégorie d’articles sur le blog: Les Récits d’Aventures. Vous y trouverez nos expériences de voyages les plus fortes, celles qui nous ont le plus marqué et ont donné lieu à ces petits fragments d’histoires à travers le monde. En espérant que cela vous plaise, et vous souhaitant une bonne lecture.


Un beau matin, nous avons décidé de partir en randonnée dans le Parc National des Gorges à Rivière Noire sur l’Île Maurice, avec à la clé, une cascade. C’est donc vers 10h que nous sommes partis de chez nous à pied (n’ayant pas de moyen de locomotion et les bus n’étant pas très fiables au niveau des horaires) et que nous avons commencé notre périple vers la jungle.

Après avoir passé les bidonvilles, les logements sociaux et, quel contraste, la marina en construction, nous avons enfin débouché sur une petite route de campagne au milieu des cannes à sucre. Au bout de quelques kilomètres, la route commença à grimper à travers la forêt tropicale et ses habitants les moustiques. La vue était déjà impressionnante: des arbres dans les tons verts fluo à perte de vue sur des vallons et en contrebas de la route sur laquelle nous avancions: la rivière.

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A midi nous étions arrivés à l’entrée du parc. Au milieu d’arbres géants, un petit panneau en bois sur lequel se trouvait la carte des sentiers nous indiqua que celui menant aux cascades serait trop long pour le temps dont nous disposions. Mais, après avoir regardé plus attentivement, nous avons pu remarquer qu’un ancien sentier menait à une autre cascade et malgré la mise en garde du garde forestier sur l’impraticabilité du sentier, nous nous sommes aventurés dans l’inconnu, sans plan, ni boussole et avec des téléphones affichant un réseau inexistant… Pas très prudent tout ça, qu’à cela ne tienne, nous la voulions cette cascade, et quoi de plus agréable que de se promener seuls à travers la jungle?

Nous avons donc entamé notre progression sur cette piste au départ bien dégagée à travers la forêt, marchant tranquillement pendant 1h jusqu’à une petite rivière au milieu de laquelle se trouvait une grande roche plate qui s’offrait à nous pour le déjeuner. Après cette courte pause, nous sommes repartis dans la jungle devenue de plus en plus hostile: le sentier était à peine visible, nous avions du mal à repérer les petits monticules de pierres servant au balisage tant la végétation était luxuriante, les cours d’eau à traverser ne se comptaient plus et le dénivelé devenait de plus en plus difficile avec un sol de terre humide sur lequel j’avais du mal à avancer munie de mes converses.

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Deux heures plus tard, après avoir escaladé des rochers et un énième mur de terre, mon corps et mon mental ont dit stop et j’ai fondu en larmes. Il était à présent 15h, cela faisait donc 5h que nous marchions, la nuit n’allait pas tarder à tomber (il fait nuit entre 17h et 17h30 là-bas), il fallait penser au retour et toujours pas de cascade… Me voyant ainsi prête à abandonner si près du but, mon compagnon, plus fort que moi physiquement et mentalement, s’est approché, m’a prise dans ses bras et me regardant m’a dit: « Fais-moi confiance ».

C’est alors que j’ai pris tout mon courage et que je lui ai confié. Nous étions donc repartis et vingt minutes plus tard, nous l’avons trouvée: la cascade! Nous nous sommes alors sentis comme Léonardo Di Caprio découvrant la plage, après tant d’efforts, se retrouver seuls au bout du monde dans un lieu stérile de toute civilisation aussi beau était un sentiment magique. Etant à présent pressés par le temps pour faire le chemin du retour, nous ne sommes restés que trente minutes le temps d’une douche sous cette eau pure et sommes repartis en sens inverse.

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Il fut agréable de réaliser que l’ascension pour venir ici se transformait en descente rapide vers le point de départ, aussi, en moins de deux heures nous étions de retour à l’entrée du parc où le dernier bus pour la ville attendait. Heureux à cette vision d’espoir d’un retour sans douleur pour nos pieds, nous nous sommes mis à courir en direction du bus en agitant les bras, espérant qu’il nous vois et nous attendent. Et sous nos yeux, il a démarré et s’est éloigné à travers la forêt… Haletants, les bras tombants le long du corps, les pieds ancrés dans le goudron et la bouche ouverte, nous avons donc du nous rendre à l’évidence qu’il fallait maintenant rentrer à pied.

Et nous sommes donc partis, côte à côte, éclairés à la lumière d’une lampe de poche sur la petite route de campagne sinueuse à travers la forêt, puis, les cannes à sucre. A 18h30, alors qu’il faisait nuit, nous étions face au premier arrêt de bus de la civilisation, fatigués par cette journée, lorsqu’un miracle se produisit: un bus plein à craquer s’arrêta juste devant nous. Et c’est avec joie et soulagement que nous sommes montés afin de parcourir les derniers kilomètres debout sur quatre roues.


Ps: pour plus de photos, rdv sur Facebook et Instagram 🙂


N.B: En 2013, mon compagnon et moi-même avons vécu un peu plus d’un mois dans le village de Rivière Noire à l’Île Maurice, j’y étais pour une mission humanitaire au Pont du Tamarinier, association qui s’occupe de fournir des logements aux plus démunis, aider les communautés par diverses actions et apporter du soutien scolaire aux enfants. Bien que l’Île Maurice soit connue pour ses plages et hôtels de luxe, on oubli bien souvent qu’une grande partie de la population de l’Île vit dans des conditions précaires.

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