Article collaboratif: Coups de cœur Street Art en Amérique & aux Caraïbes

Après le premier article sur les Coups de Cœur Street Art en Europe, voici le second sur ceux en Amérique & Caraïbes par 15 blogueurs voyage (dont nous).


Montréal (Canada) par Caroline de Fais Ta Valise:

Le Street Art à Montréal fait partie intégrante du paysage urbain. Peu importe le quartier ou l’on se trouve, on pourra forcement admirer une murale au détour d’une ruelle, sur la façade d’une maison ou sur un espace de stationnement. Cet art urbain a été si bien accueilli par la ville et les Montréalais qu’un festival lui est consacré depuis 2012 dans le Quartier du Plateau Mont-Royal. Cet événement attire chaque année des milliers de personnes qui ont la chance de pouvoir observer pendant 10 jours les artistes en pleine création.

Son article: Découvrir le Street Art à Montréal


Graffiti Alley (Toronto, Canada) par Marie-Michèle de Entre 2 Escales:

Les amoureux de street art qui passent par Toronto ne voudront sans doute pas manquer la célèbre Graffiti Alley. Située dans le Fashion District entre l’avenue Spadina et la rue Portland, cette allée haute en couleur peu facilement passer inaperçue si on n’ose pas s’aventurer dans la petite ruelle qui l’abrite. Le projet a commencé en 2000 lors d’un événement intitulé Style in Progress. Pendant 24 heures, les artistes ont pu peindre légalement les œuvres que vous pouvez toujours admirer près de 18 ans plus tard. Aujourd’hui, le projet se poursuit, mais les artistes doivent demander la permission aux propriétaires des immeubles avant d’y laisser leur marque.


Moncton (Canada) par Moran de Rencontre Le Monde:

Durant mon road-trip dans le sud-est du Canada j’ai eu la chance de visiter le Nouveau-Brunswick et de revoir une amie à Moncton. Celle-ci y vit depuis quelques années et est fortement impliquée dans la vie culturelle de cette ville. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a de quoi faire ! Chaque année à lieu le festival Inspire qui fait venir des artistes du monde entier pour réaliser des murales impressionnantes ! Nous avons donc pu visiter Moncton au travers de son street-art avec une amie qui le vit, un moment magique. Je ne vous en dit pas plus mais les photos valent déjà le coup !

Son article: Moncton, à la découverte de son street-art en photos


Williamsburg (New-York City, USA) par Mathilde de Voyager en Photos:

Si le street art est né à New York, il y tient encore aujourd’hui une place importante. Pour cela, il faut prendre le métro et sortir de Manhattan, et prendre la direction de Williamsburg. Dans les années 1990, ce quartier de Brooklyn n’avait pas bonne réputation. Mais les loyers modestes et la proximité de Manhattan à seulement une station de métro ont attiré en nombre les artistes et hipsters qui se sont peu à peu approprié la ville et le quartier sordide s’est peu-à-peu transformé en quartier bobo. Aujourd’hui, un tour à Williamsburg fait partie des incontournables d’un voyage à New York. Pour la vue imprenable sur la skyline mais surtout pour découvrir les magnifiques œuvres street-art disséminées un peu partout autour de la station Bedford Avenue.

Son article: Williamsburg: balade street-art dans le quartier hipster de New-York


Bushwick & la Bushwick Collective (Brooklyn, USA) par Valentine de Awwway:

Le quartier de Bushwick est l’endroit parfait pour une balade à la découverte de tous les styles de street art. Du pochoir, au graffiti, en passant par les murals, tous les types de cet art de rue y sont représentés. Cette ancienne zone industrielle, à l’époque peu fréquentable, est à présent considérée comme la Mecque du street art à New York. Ce quartier est vraiment une galerie d’art urbain à ciel ouvert grâce notamment à The Bushwick Collective. Des artistes du monde entier viennent laisser leur marque de fabrique sur les murs de ce quartier lors d’un événement annuel : The Bushwick Collective Block Party.

Son article: Brooklyn hors des sentiers battus avec New York Off Road


Las Vegas (USA) par Charlotte de Les Aventures de la Tribu de Chacha:

On vient du monde entier à Las Vegas pour voir ses casinos démesurés, ses néons, son strip, ses limousines, et ses girls en juste aux corps pailletés. D’autres passerons directement par la case wedding chapel avec un Elvis intemporelle en mode Love me tender. Mais Las Vegas a aussi un autre secret, tout un quartier dédié au street art : Art District. Des graffitis XXL,  monochrome ou multicolore, qui s’affichent sur tous les immeubles. Un régal pour les passionnés ou les fans de photos instagram.

Son article : Un 4 juillet haut en couleurs à Los Angeles… Enjoy !


Mission District (San Francisco, USA) par Grégory de I-Voyages:

Mission est l’un des quartiers latinos de San Francisco. On y trouve pas moins de 600 fresques murales. Balmy Alley et Clarion Alley sont les deux rues les plus riches mais le street-art est présent dans tout le district. Peintes par des artistes locaux ou internationaux, les peintures trouvent leurs origines dans les années 70 lorsque la communauté hispanique a souhaité protester contre les discriminations dont elle faisait l’objet. J’ai arpenté le quartier pendant deux jours à la recherche de cet art de rue. C’est mon coup de cœur à San Francisco !

Son article: San Francisco: Street Art à Mission Disctrict


Philadelphie (USA) par Rachel de Découverte Monde:

Philadelphie est un musée à ciel ouvert d’œuvres d’art urbaines. On n’y retrouve pas moins de 3500 murales à travers la ville, ce qui lui confère le titre de capitale mondiale de l’art urbain. Il suffit de se balader dans ses différents quartiers pour les découvrir. Un bon nombre d’espaces de stationnement bétonnés ont été enjolivés par ces murales. Ce projet porté par le Mural Art Program (MAP) est avant tout un projet communautaire pour lutter contre la délinquance et les graffitis qui représentaient un réel problème dans la ville. À travers ces œuvres, dont certaines  sont très originales, différents thèmes sont traités: l’histoire de la ville, les luttes sociales, la vie quotidienne, etc. Pour les amateurs d’art urbain, Philadelphie vous ravira à coup sûr.


Wynwood (Miami, USA) par Emily de Travel And Film:

Wynwood, c’est le quartier artistique de Miami. Les murs du quartier sont recouverts de street art et il y a plus de 70 galléries d’art dans le coin. Beaucoup de lieux de rencontres alternatifs autour d’œuvres originales. Allez visiter les Wynwood Walls, des peintures murales en plein air dans un espace fermé, mais gratuit. Et si vous êtes à Miami le deuxième samedi du mois, ne manquez pas la Wynwood Art Walk avec des food trucks et des DJ, et surtout beaucoup de rencontres en perspective.


La Martinique (Caraïbes, France) par Charlotte de Traces de Voyages:

Le Street Art Martiniquais est à l’image de l’île : coloré et festif ou encore historique! Sur les murs, c’est une mise en valeur de la vie locale que l’on retrouve, ambiance jazzy des bars de l’île, romance et danse dans un festival de couleurs éclatantes, mais aussi des peintures plus sombres. C’est à Fort-de-France que vous trouverez le maximum de fresques murales et principalement dans la zone portuaire. Bien que cet art soit apparut vers la fin des années 60, c’est dans les années 80 que le collectif Mada Paint éclôt réellement en Martinique, un mouvement porté par les graffeurs James et r-Man. Aujourd’hui, il fait peau neuve avec de jeunes talents et a changé de nom pour devenir: NPL Mada Paint.

Notre article: Escapades: Souvenirs de La Martinique


Curaçao (Antilles Néerlandaises) par Catherine de The Go Fever:

Depuis quelques années, le street art a pris beaucoup d’ampleur sur l’île de Curaçao, dans les Antilles Néerlandaises. Des murales, des sculptures et des projets de grande envergure créés par des collectifs d’artistes ont vu le jour, surtout dans la ville de Willemstad, dans les quartiers de Scharloo Abou, Punda, Otrobanda ou Pietermaai. Il est maintenant possible de se joindre à des tours guidés pour découvrir les œuvres les plus cachées de l’île, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Les murales de l’artiste Garrick Marchena sont nombreuses et parmi les plus reconnaissables, comme celles illustrées ici.

Son article: Top things to do in Curaçao


La Candelaria (Bogotá, Colombie) par Sharone de Povecham:

Notre plus grand coup de cœur en matière de Street-art est incontestablement Bogotá, et plus particulièrement son quartier emblématique : la Candelaria. Dans bon nombre des petites rues – pas très fréquentables une fois la nuit venue – que compte ce quartier, on trouve de nombreuses fresques avec des styles et thèmes extrêmement variés. Le meilleur moyen pour découvrir et comprendre ces œuvres est de participer au Bogota Graffiti Tour qu’il faut réserver en avance et qui fonctionne sur le système des dons. Cela vaut vraiment la peine car les guides sont souvent eux-mêmes des street-artists et sont passionnés par ce qu’ils nous montrent.


Le Cero Alegre (Valparaiso, Chili) par Tim & Célia de Faim de Voyages:

Valparaiso est une ville où règne une certaine ambiance « bohème » et où les artistes de tous horizons se sentent comme à la maison. C’est la ville par excellence du street art au Chili. Un grand nombre de fresques décrit les différents enjeux actuels du Chili et relate des faits historiques marquants du pays. On peut admirer des œuvres réalisées à partir de différentes techniques (aérosol, pochoirs, ect…). Il existe aussi plusieurs fresques géantes pouvant mesurer facilement jusqu’à 20 mètres de hauteur. Le street art se mêle également au mobilier urbain et notamment sur l’un des symboles de Valparaiso : les escaliers. L’une des meilleures façons d’apprécier le travail des artistes, est de participer à un free walking tour dédié au street art de la ville.


Diaguitas (Chili) par Julie & Romain de Le Bon Air Argentin:

La Valle del Elqui, c’est un petit bout de paradis situé à environ 500 km au Nord de Santiago. Outre le fait d’être connu pour la production du pisco (la boisson nationale chilienne), c’est aussi une vallée qui fut habitée il y a des siècles par un peuple aujourd’hui disparu, les Diaguitas. C’est ce peuple et son art de la céramique qui est largement mis en avant sur les fresques présentes dans la rue principale de la ville homonyme : Diaguitas. Cette ville, c’est la tranquillité incarnée. Entourée par des montagnes et des champs dédiés à la culture de la vigne et de l’orange, ce lieu, et la vallée en général, sont sans aucun doute l’un de nos plus gros coup de cœur du voyage.

Leur article: Pal’ norte: Santiago, Valle del Equi et San Pedro de Atacama


Santiago (Chili) par Laura & Pierre de Deux Évadés:

À l’instar de sa consœur Valparaiso, la capitale chilienne n’est pas en reste en termes d’art urbain ! Parcourir le très touristique Barrio Bellavista, ou le plus caché, mais non moins artistique Yungay, c’est en prendre pleins la vue. Plutôt deux fois qu’une. Les couleurs sont vives, les traits fins ou grossiers. Il y a de la publicité ou de la prise de position politique. Tous les goûts seront satisfaits. Et tant mieux, car cela retranscrit bien la diversité culturelle qui règne dans Santiago, pour notre plus grand plaisir.

Leur article: [Journal de bord au Chili] #01 Premières impressions


Et vous, quels sont vos quartiers et villes coup de cœur Street Art en Amérique & aux Caraïbes?


Cet article vous a plu? Ne manquez pas les autres articles de la série. Rdv le 10 décembre pour l’Asie & l’Océanie et le 17 décembre pour l’Afrique & le Moyen-Orient! Vous êtes blogueurs voyage? Contactez-nous si vous souhaitez participer à nos prochains articles!

Article collaboratif: Terres de Légendes & Lieux Hantés

Il existe de nombreux lieux sur terre empreints de légendes où l’on dit qu’il s’y cache d’étranges créatures ou encore qu’ils sont hantés…! Certains recherchent même ces endroits lorsqu’ils voyagent, par envie d’insolite, d’émerveillement ou de frisson. Pour ce nouvel article collaboratif, nous avons demandé à 9 blogueurs voyage de se joindre à nous pour vous en présenter quelques-uns…


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Val d’Enfer (Baux de Provence, France) par Isandre de La Plume d’Isandre:

Ayant de la famille en Provence, nous nous rendons presque chaque année aux Carrières de Lumières, aux Baux de Provence, dans le Val d’Enfer. J’ai d’ailleurs déjà raconté dans cet article la coïncidence qui fit qu’un 1e janvier, nous y vîmes la sublime projection sur Klimt et les peintres autrichiens, sans savoir que quelques mois plus tard, nous nous installerions à Vienne. Passer le 1e janvier dans le Val d’Enfer était pour moi aussi très significatif, car je sortais depuis peu de « l’enfer de la chimiothérapie ». Au début de cette année, ma famille y est retournée à nouveau, pour visionner un thème qui se prête cette fois parfaitement au sujet de cet article, « Arcimboldo, Bruegel et Bosch », ambiance apocalyptique garantie. Pour ma part, ayant besoin d’idées plus gaies, je me suis défilée et me suis promenée dans les Baux pour prendre des photos, et au sein de ce Val d’Enfer impressionnant qui tire en réalité son nom de la forme de ses roches, mais vous pouvez avoir une idée de cette projection ici. On peut également voir dans les carrières le film étrange, surréaliste, de Cocteau, « le Testament d’Orphée », à propos duquel vous pouvez visionner un témoignage lui-même assez étrange d’un des participants dans les archives de l’INA. Comme il est dit dans ce témoignage, la rumeur veut que Dante ait situé son Enfer dans ce Val, une rumeur née d’une source elle-même célèbre : En effet, c’est Frédéric Mistral qui l’a imaginé dans son poème Mireìo. Dans cette oeuvre, il y place aussi le repaire d’une sorcière, la Taven, qui prépare ses filtres dans une caverne proche du Trou aux fées. Celui-ci, qu’à vrai dire, je découvre en vous écrivant cet article, doit pouvoir se visiter (ce que j’espère maintenant faire une prochaine fois !) et il est lui-même riche de légendes. Enfin, dans le Val d’Enfer, se cache aussi quelque part la Chèvre d’Or (la Cabra d’Oro), qui a fasciné Paul Arène et Léon Daudet, une légende encore une fois bien nourrie par Frédéric Mistral en ce qui concerne cet endroit (car la chèvre d’or se retrouve également dans d’autres lieux provençaux). Aux Baux, elle garde le trésor des Sarrazins, ou plus particulièrement celui d’Abd-el-Rhamân. Mais n’espérez pas trop la rencontrer, car vous risqueriez d’en mourir ! Heureusement, elle préfère se cacher…


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Brocéliande (Bretagne, France) par Sylvie de Randonnées pour Petits & Grands:

La Bretagne est une terre de légendes mais c’est bien ici, dans la forêt de  Brocéliande, qu’elles résonnent le plus. Si avec ses étangs et ses ruisseaux, ses landes et ses arbres centenaires, cette forêt mythique est sans conteste d’une beauté saisissante, elle est aussi empreinte de mystère et de magie… S’y balader le temps de quelques pas, d’une balade contée ou d’une randonnée, c’est assurément plonger dans un monde enchanteur et enchanté… Car ici plane l’ombre de Merlin, et on se surprend à faire neuf fois le tour de son tombeau pour voir son vœu se réaliser… Neuf tours, comme les neuf cercles que la fée Viviane aurait tracés autour du magicien pendant son sommeil pour le retenir éternellement auprès d’elle dans une prison invisible… Ici sur les sentiers, on croit encore entendre le galop du cheval de Lancelot : le célèbre chevalier de la Table Ronde a réussi à délivrer les chevaliers infidèles, prisonniers du Val sans Retour par un sortilège de la fée Morgane ! Ici à l’entrée de cette vallée profonde qu’est le Val sans Retour, on se mire dans le Miroir aux Fées : cet étang abrite la légende de 7 fées vivant dedans, et qui avaient fait le serment de ne jamais se montrer aux hommes, jusqu’à ce que la sœur cadette brise le pacte… Ici derrière chaque arbre on s’attend à voir apparaître une fée ou un korrigan, et on rêve de jeunesse éternelle devant la fontaine de Jouvence. Cette forêt féérique, que vous ne trouverez sur les cartes que sous son nom officiel de forêt de Paimpont, n’a pas fini de me livrer tous ses secrets mais déjà elle m’a conquise et envoûtée : c’est sûr, j’y retournerai !

Son article: Sur les pas de Merlin l’Enchanteur


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Le Cimetière de Greyfriard (Édimbourg, Ecosse) par Ingrid & Aurélie de Des Plans sur l’Oreiller:

Plonger dans l’univers glaçant d’un cimetière est toujours une expérience particulière d’autant plus lorsqu’il s’agit de l’un des endroits les plus hantés du monde. Le cimetière de Greyfriars à Edimbourg est un lieu réputé pour ses phénomènes étranges et paranormaux qui nourrissent les légendes urbaines écossaises et font les choux gras de la presse. Construit au XVIe siècle, ce cimetière gothique où reposent de nombreuses personnalités importantes serait hanté par l’esprit frappeur de George MacKenzie. Cet ancien avocat écossais prenait un plaisir sadique à torturer et massacrer des covenantaires qui étaient à l’époque des opposants du roi. A sa mort, Mackenzie fut inhumé dans un petit mausolée proche du cimetière. La légende raconte qu’un soir de tempête, un vagabond aurait trouvé refuge en forçant la porte du tombeau et en profanant les tombes de la crypte de la famille des MacKenzie ce qui aurait réveillé l’esprit maléfique du tortionnaire. Depuis l’esprit frappeur de George MacKenzie hante les lieux et de nombreux promeneurs ont rapporté avoir été victimes de sévices corporels, d’hallucinations, et d’évanouissements. Plusieurs témoins affirment également avoir aperçu des silhouettes ectoplasmiques se mouvoir dans la brume épaisse et senti comme des courants d’air glaçés s’engouffrer entre les sépultures. J’ai lu que suite aux incidents, une partie du cimetière a été fermée au public et n’est accessible que via les « visites fantômes » organisées par la ville. Notez que l’endroit abrite également la tombe de John Gray, veilleur de nuit et propriétaire du célèbre chien Bobby qui, durant 14 ans, est allé s’allonger tous les jours auprès de son défunt maître. Aujourd’hui Bobby est un véritable symbole de fidélité pour les écossais. Mêlant réalité historique et récits mystiques, le cimetière de Greyfriars est un endroit incontournable si vous vous rendez dans la capitale écossaise.  C’est une étape à la fois passionnante et terrifiante pour découvrir Edimbourg et son histoire.

Leur article: Trois jours pour visiter Édimbourg


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Le Château d’Inveraray (Ecosse) par Emilie de Globe-Trottine:

Que serait un château écossais sans son fantôme ? Le château d’Inveraray ne fait pas exception. Situé au bord du loch Fyne dans la région d’Argyll and Bute, ce château un brin austère mais néanmoins élégant fut construit en 1746. Il est le siège du clan Campbell. Si tous les châteaux écossais se targuent d’avoir leur fantôme, celui d’Inveraray est un peu différent. Je devrais dire ceux d’ailleurs, car plusieurs fantômes hantent les lieux. Le principal fantôme est celui d’un jeune joueur de harpe irlandais mort en 1644. Sa particularité ? Il ne hante que le lit à baldaquins dans lequel il a été assassiné…alors que le lit se trouvait alors dans un autre château, celui des McArthur. Des années plus tard, on déménagea le lit à Inveraray, le fantôme déménagea avec lui. D’après la légende familiale, si on l’entend jouer de la harpe, c’est qu’un membre de la famille est sur le point de mourir. Il existe d’autres fantômes à Inveraray dont celui d’une cuisinière de mauvaise humeur, mais le plus surprenant est sûrement celui du bateau qui flotte vers l’horizon à la mort de chaque Lord d’Inveraray. Oui, en Ecosse, même les bateaux peuvent être des fantômes !

Son article: A la chasse aux fantômes dans le Château d’Inveraray


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Glamis Castle ou Ardkinglas Estate Mansion (Ecosse) par Solène de Solcito:

Postée sur la côte Est, Glamis Castle est une star locale. Ouverte au public, la demeure apparaît même sur les billets de dix livres émis par la Banque Royale d’Ecosse. De style gothique, Glamis a été restauré/remodelé au fil des siècles. D’une maison-tour, il est devenu petit à petit l’immense château qui trône fièrement au cœur de l’Angus. Considéré comme l’un des plus beaux d’Ecosse, il est aussi l’un des plus hantés. Construite au XIVème siècle, la bicoque a vu passer du beau monde, à l’image de la reine d’Ecosse Marie 1ère en 1562 et de la reine Elizabeth (maman de la Queen Elizabeth II) qui donna naissance à la princesse Margaret entre ses murs. Outre les têtes couronnées, la résidence est également très prisée des fantômes et autres poltergeists. La légende raconte qu’une « Dame Grise » hante la chapelle et la tour de l’horloge. Il s’agirait d’une certaine Janet Douglas, accusée de sorcellerie et torturée en 1537. Si les proprios actuels continuent de s’y rendre, personne n’a le droit de s’asseoir sur le siège de la Grey Lady. Pendant ce temps, le 4ème comte de Crawford joue aux cartes avec le Diable dans une pièce murée… Une partie interminable qui ferait grand bruit (cris et bruits de clefs au programme) comme le rapportent régulièrement des visiteurs. Si les locataires de Glamis Castle font froid dans le dos, certains esprits peuvent être de bonne compagnie comme c’est le cas du château d’Ardkinglas Estate hanté par une fillette qui aime faire rire sa descendance !


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Le Hellfire Club (Dublin, Irlande) par Alexandra de Zone Blanche:

S’il y a bien une visite qui m’a particulièrement marquée lors de mon séjour en Irlande en 2010, c’est la découverte du manoir hanté du Hellfire Club. Un périple de nuit, sous une petite bruine bien glaciale, dont je me souviendrai longtemps ! Niché sur une colline, à 30 min au sud de Dublin, cet ancien pavillon de chasse servait dans le XVIIIè siècle de repaire à un club très, très fermé, de bourgeois en tous genres qui avaient un certain penchant pour la débauche. On ne sait avec certitude ce qui s’y est produit, toutefois les histoires glauques sont nombreuses : tour-à-tour lieu d’orgies, de messes noires, ou encore de sacrifices, l’endroit est loin d’avoir connu des jours heureux et aurait été le théâtre de manifestations surnaturelles, avec en guest star : Satan en personne! Aujourd’hui, il est possible de visiter cet endroit seul ou avec un guide. Pour ma part, j’ai choisi de faire confiance à Hidden Dublin et je n’ai pas été déçue, mais c’était aussi dû à un fabuleux concours de circonstances : Mon ami et moi nous sommes retrouvés seuls avec le guide suite au désistement d’un groupe et le voyage débuta par la traversée d‘une forêt, de nuit, avec en prime ma lampe-torche qui a rendu l’âme après 5 min. Une ambiance assez spéciale, qui a mis nos nerfs à rude épreuve. Alors quand nous avons visité la bâtisse, au rythme des histoires sur ce qui s’y était passé et sur ce qui y “vivait” encore, autant dire qu’on ne faisait pas les fiers ! Aujourd’hui, le Hellfire Club attire de nombreux amateurs de paranormal et fait la fierté des locaux. À ne pas manquer !

Crédit photo: National Library of Ireland


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Stonehenge (Salisbury, Angleterre) par Jennifer de Jen On The Road:

Stonehenge est un lieu de mystères et de légendes. N’avez-vous pas remarqué que le lieu est toujours entouré de brume ou de brouillard ? Ça rend le lieu encore plus mystique. De nombreuses rumeurs court sur Stonehenge, il s’agirait à la fois d’une piste d’atterrissage pour les aliens, une porte pour un autre monde, un lieu de sacrifice, un lien où converge une magie si importante qu’elle peut faire basculer la balance entre le mal et le bien. Pour les personnes plus terre à terre il s’agit juste de mégalithes mais comme la science n’a pas encore réussi à expliquer d’où elles viennent scientifiquement cela dérange ces personnes. De la magie ? Non c’est impossible mais sans preuve c’est confus, ça reste un mystère et ça dérange. Est-ce pour cela que cet endroit attire autant de monde ? Qui sait ! Dans les livres de fantasy ou science fiction Stonehenge est souvent mis en avant comme un lieu magique important. A travers la littérature il a toujours attiré les druides, vampires, sorciers et tous êtres surnaturels. Personnellement j’aime que ce lieu soit sans explication scientifique car elle permet aux légendes et mystères de perdurer. J’aime penser qu’il peut en effet s’agir d’un lieu aux pouvoirs extraordinaires ! Pourquoi faut-il toujours trouver une explication scientifique ? Laissons place pour une fois à l’imaginaire ! J’espère vraiment qu’ils ne trouveront jamais une explication car le monde à besoin de sa part de mystère.

Son article: Stonehenge


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Le Village de Val Jalbert (Québec, Canada) par Marie-Claude de La Cavaleuse:

Depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup entendu parlé d’un village très mythique situé dans le nord du Québec. Plusieurs le nommaient le village fantôme. Ouhhhh… Mais pourquoi? Dans ma tête, j’étais persuadé que ce village avait subi une catastrophe énorme un peu comme à Tchernobyl et qu’il y régnait une ambiance lourde hantée par des esprits maléfiques. Or, quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai visité ce superbe village, se nommant Val-Jalbert, en mai dernier. Situé dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, ce village fut très longtemps laissé confronté à son propre sort. C’est en 1927 que Val-Jalbert fut abandonné à cause de la fermeture de la pulperie du village. Il sera vacant jusqu’en 1960 où le village fut revitalisé pour en faire l’attraction touristique que l’on connaît aujourd’hui. Même si le village grouille d’activités pendant le jour, pour ma part, je peux vous garantir que je ne m’y attarderais pas pendant la nuit… surtout dans la partie du village où l’on retrouve seulement les maisons…

Son article: Un village fantôme à visiter au Québec


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La Ville de Rhyolite (Nevada, USA) par Eve de Nos Racines sur 4 Continents:

Située dans l’Ouest des États-Unis, tout près de la Vallée de la Mort, la ville fantôme de Rhyolite est la plus grande « Ghost Town » de la région. Ancienne ville minière, elle fut fondée en 1904. Au début du XXe siècle, elle comptait, selon les estimations les plus optimistes, 10 000 habitants, 53 saloons, 18 magasins, deux églises, des banques, une école, une gare, un casino et même un opéra. Or, malgré ses débuts prometteurs, la ville fut rapidement désertée à partir de 1908. Aujourd’hui, il ne reste que quelques vestiges de cette ville, dont des bâtiments de pierre, des baraques de bois, des carcasses de voiture, et d’anciens wagons laissés à l’abandon. Ces bâtiments, ces lieux, ont été empreints d’espoir pour des gens dans le passé. Des hommes, des femmes, des familles sont venus s’y établir avec enthousiasme et optimisme. Plutôt que de faire fortune, ces derniers ont dû quitter leurs emplois, leurs maisons et, sûrement, tourner la page sur un certain nombre de rêves et d’aspirations. Au-delà de ce fond mélancolique, visiter Rhyolite nous a aussi donné une impression de fin du monde. Nous y étions seuls dans un lieu incongru, en plein désert, avec pour seuls compagnons quelques lézards et des serpents à sonnette (avec lesquels nous n’avons heureusement pas eu à interagir!). Mais la ville fantôme de Rhyolite reste surtout gravée dans notre mémoire pour sa beauté singulière qui se découvre tranquillement, sans se presser. Cette ville est tout sauf parfaite et c’est justement ce qui la rend si belle. Là où certains pourraient voir uniquement des ruines et des détritus, nous avons été touchés par ce lieu chargé d’histoire, en plein cœur du désert.


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La Ville de Salem (Massachusetts, USA) par Charlotte & M. de Traces de Voyages:

La ville de Salem est connue pour sa triste et célèbre chasse aux sorcières qui eu lieu au 17ème siècle… Un vent de folie s’était emparé de certaines habitantes de Salem Village (aujourd’hui Danvers) qui accusèrent leurs voisins de les avoir ensorcelées. Et il ne fallut pas longtemps avant que la panique ne s’étende aux villes alentours. Au final, ce sont 80 personnes qui furent accusées de sorcellerie et emprisonnées. Les procès furent tenus dans la ville de Salem et 20 d’entre elles connurent tragiquement la mort par pendaison. Aujourd’hui, la ville reste marquée par cette sombre période de son histoire et de nombreux lieux sont dits hantés. Parmi eux, l’on retrouve la maison du Juge Corwin qui a été reconvertie en musée (The Witch House), le seul bâtiment de la ville qui était déjà présent à l’époque et a échappé au grand incendie, ou encore, le cimetière The Old Burying Point, un des plus vieux de la ville. Même si l’on ne croit pas aux esprits et aux fantômes, se promener à Salem ne vous laisse pas indifférent: les nombreux musées et boutiques liés à la sorcellerie et à l’occultisme vous rappellent sans cesse qu’il s’est passé quelque chose de grave… Mais malgré tout, fantômes ou pas, la beauté des bâtiments de brique et de bois alliés aux espaces de verdure et l’océan en font un cadre enchanteur où nous retournerions sans hésiter.

Notre article: Escapades: Salem, la ville des Sorcières


Vous êtes-vous déjà rendus sur des lieux de légendes ou hantés? Quels sont ceux que vous aimeriez visiter?

Escapades: Salem, la ville des Sorcières

La ville de Salem dans le Massachusetts est mondialement connue pour son passé lié à la sorcellerie, mais bien au-delà de cet aspect historique, le lieu nous a enchantés de par sa beauté. D’un côté, le centre historique est composé de beaux bâtiments de briques rouges, rues pavées piétonnes et espaces de verdure, de l’autre, le port et sa marina avec une architecture toute en bois. Laissez-nous vous présenter ce lieu plein de charmes…

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Bewitched Sculpture (Lappin Park)

Fondée en 1626 par une société de pêcheurs, son nom est dans la bible, le premier nom de Jérusalem qui signifie « paix » en arabe et en hébreu. Les puritains voyaient en cet état le nouvel Israël, un lieu plein de ressources, et pensaient que la ville deviendrait la capitale du pays. Au cours de la guerre d’Indépendance, le port de la ville devint un nid de Corsaires, puis, un des plus actifs du pays, exportant principalement vers la Chine. C’est durant cette période de prospérité que la ville acquit la plupart de ses édifices historiques. Aujourd’hui encore, elle possède la principale concentration d’édifices privés des USA d’avant 1900. Mais, tout au long du 21ème siècle, son activité portuaire fut évincée par Boston et New York et en 1914, un grand incendie coupa la ville en deux, emportant plus de 400 maisons. Par chance, le cœur historique fut épargné, permettant ainsi de garder son statut de ville touristique.

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Brookhouse Home & US Custom House
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Old Town Hall

Mais alors où est la sorcellerie dans tout ça? Tout commença en hiver 1691 dans la ville d’à côté (Salem Village, aujourd’hui nommée Danvers) où quelques jeunes filles, entre autres Abigail Williams, Ann Putnam et Betty Paris, accusèrent certains habitants de les avoir envoûtées et d’être des sorciers ou magiciens alliés à Satan. A cette époque, la communauté étant dépourvue de gouvernement légitime, ils condamnèrent les personnes à avouer les faits ou à être pendus. En moins de deux mois, 18 autres communauté furent également concernées. Les accusations tombaient et sans gouvernement définit, 80 personnes se retrouvèrent emprisonnées en attente de jugement. Durant cette période, certains d’entre eux moururent en prison. Ce n’est qu’en mai 1692 que les procès commencèrent dans la ville de Salem et les résultats furent dramatiques: une seule personne fut relâchée après que ses accusatrices se rétractèrent à son sujet, tous les autres furent condamnés à mort pour sorcellerie. Ce n’est qu’en plaidant coupables et en dénonçant d’autres suspects que certains évitèrent la peine capitale. Deux femmes quant à elles obtinrent un sursis car enceintes, mais une fois leur enfant venu au monde, elles furent pendues. Au mois d’octobre, les procès cessèrent et les suspects furent progressivement remis en liberté jusqu’au printemps sous l’ordre du Gouverneur du Massachusetts, Sir William Phips. Mais c’est le clergé de Boston qui lança un appel, disant qu’il valait mieux relâcher des personnes suspectées plutôt que de condamner des innocents.

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Maison face au Witch Trials Memorial
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The Old Burying Point

Mais alors qu’est-ce qui a conduit ces personnes à penser qu’elles avaient été envoûtées? Plusieurs théories ont été avancées. La première consiste à penser que sans gouvernement, les puritains qui géraient la colonie traversèrent une période d’hallucinations massive et une sorte d’hystérie religieuse. D’autres parlent de maltraitance sur enfants, de pratiques de divination tournant mal, d’ergotisme (un mal du moyen-âge provoqué par un champignon poussant dans le seigle qui donne les mêmes effets que le LSD), l’écrasement social des femmes ou encore d’un complot de la famille Putnam voulant détruire ses rivaux la famille Porter. Enfin, il en est d’autres qui avancent le fait que les attaques amérindiennes incessantes ont créé un climat de peurs et d’angoisses.

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The Witch House
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The Witch House

Aujourd’hui, ce passage de l’histoire reste gravé dans les mémoires comme une des périodes les plus sombres. A Salem, de nombreux lieux en lien avec ces événements peuvent se visiter:

  • The Witch House: Il s’agit de la maison ayant appartenu à Jonathan Corwin, le juge qui a mené les procès. A l’intérieur, de nombreux documents d’époques et une décoration typique du 17ème siècle vous plongent dans cette période troublée (en couverture de cet article).
  • Salem Witch Museum: Quoi de mieux que le musée de la sorcellerie pour en apprendre davantage sur ces événements?
  • Witch Trials Memorial: Un espace vert de commémoration pour les 20 victimes des procès dont les noms sont gravés sur chaque banc l’entourant.
  • Le Old Burying Point Cemetery (sur Charter Street): Un des plus vieux cimetières du Massachusetts.
  • Broad Street Cemetery & Howard Street Cemetery: Deux autres cimetières anciens.
  • Proctor’s Ledge: C’est ici qu’auraient eu lieu les exécutions des condamnés à mort lors des procès de sorcellerie.

D’autres lieux d’intérêt vous en feront apprendre davantage sur l’histoire de la ville:

  • The House of the Seven Gables: Il s’agit de la maison d’un capitaine dont la famille était l’une des plus puissantes de la marine des colonies de Nouvelle Angleterre.
  • Pioneer Village: Une belle reconstitution de village puritain vous permettant d’an apprendre davantage sur leurs conditions de vie à l’époque des colonies.
  • Old Town Hall: Difficile de se rendre dans une ville sans en voir sa mairie, celle de Salem est d’ailleurs très jolie et située en plein cœur du quartier historique.

Et pour ne rien manquer, vous pouvez aussi suivre le chemin de briques rouges, le Salem Heritage Trail, qui vous conduira face aux lieux emblématiques de la ville.

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Salem Maritime National Historic Site
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Salem Maritime National Historic Site

Nos adresses:

  • Melt: Glaces artisanales et milk-shakes.
  • Cape Ann Camp Site: Camping à 30 minutes de Salem dans un bel écrin de verdure.
  • Winter Island Park: Camping sur la côte de Salem possédant une plage (non testé faute de place mais nous nous y sommes rendus et avons vu les infrastructures)