Article collaboratif: Coups de cœur Street Art en Europe

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous intéresser street art lorsque nous voyageons. Se promener dans les quartiers des villes et découvrir ces fresques murales au détour d’une rue nous donne une toute autre vision du lieu. Voici donc une belle sélection de musées urbains à ciel ouvert par 14 blogueurs voyages, dont nous.


Le Gabut (La Rochelle, France) par Charlotte & M. de Traces de Voyages:

Le quartier du Gabut à La Rochelle est connu depuis longtemps pour son street art. Ancien chantier naval reconverti, on y trouve d’un côté une architecture en bois colorée rappelant les pays Scandinaves, et de l’autre, une zone libre d’expression pour les artistes de rue. Depuis 2017, une guinguette éphémère (« Belle du Gabut », ouverte de mai à octobre) se tient au cœur de la zone, offrant un lieu de partage et de convivialité où artistes en tous genres peuvent s’exprimer.

Notre article: Comme un Local: La Rochelle, notre ville de cœur


Lyon (France) par Tiphaine de Mes Petits Carnets:

Ma chère ville de Lyon est connue pour beaucoup de choses : sa gastronomie, le lieu de naissance du cinéma ou bien ses traboules. Si vous êtes déjà venu, vous devez désormais savoir qu’elle est aussi connue pour ses murs peints, aussi appelés fresque ou trompe l’œil selon les endroits, et que vous trouverez disséminés dans toute la ville. Les plus connus de ces murs sont sûrement la fresque des Lyonnais (à l’angle du 49 quai St-Vincent et du 2 rue de la Martinière) et le Mur des Canuts (Boulevard des Canuts à la Croix-Rousse). Le premier est une fresque représentant 30 lyonnais (historiques ou contemporains) et couvrant ainsi 2000 ans d’histoire de Lyon. Le second est un trompe l’œil figurant un quartier typique de la Croix-Rousse, d’où ce nom de Canuts, les habitants historiques du quartier. Si vous venez à Lyon, n’hésitez pas à suivre un parcours sur le thème des Murs Peints Lyonnais, vous y dénicherez également beaucoup d’œuvres plus petites de street-art en plus de ces magnifiques fresques !

Ses articles sur Lyon: ici


Lagunillas à Malaga (Espagne) par Krystel de Une Part du Monde:

Je n’attendais rien de particulier de Malaga, étape de mon road trip andalou. Pourtant, j’ai beaucoup aimé la ville, notamment pour son street art ! Je me suis perdue dans la ville et, de fresques en fresques, j’ai découvert le musée à ciel ouvert qu’est le quartier Lagunillas. Une vraie surprise et une super balade à travers les oeuvres colorées. J’ai plus tard appris qu’elles étaient dues à l’initiative d’un peintre de Malaga, Miguel Chamorro, et de son association, Fantasía en Lagunillas. En effet, son but est d’utiliser l’art comme moyen pour aider les enfants et reconstruire le quartier. Une belle initiative !

Son article: Malaga en 2 jours: coups de cœur et conseils pour découvrir cette ville


Poblenou (Barcelone, Espagne) par Paul de Petits Voyageurs:

Poblenou est un ancien bastion textile de Barcelone qui lui valut le surnom de Manchester catalan. C’est un quartier en profonde mutation où se côtoient architectures contemporaines et friches industrielles du début du XXème siècle. C’est également un paradis pour le graffiti et le street art qui s’invitent sur les murs du quartier. Deux blocs au nord du parc del Poblenou, les carrer Pere IV et Selva de Mar sont de véritables musées à ciel ouvert. Mais il va falloir faire vite, la réhabilitation du quartier est en marche et pourrait bien avoir raison de l’art de rue…

Son article: Barcelone en diagonale: architecture à Poblenou


Lagos (Portugal) par Virginie de A Taste Of My Life:

J’avoue que je ne m’attendais pas, en passant mes vacances en Algarve dans le sud du Portugal, à tomber sur tant de fresques de street art dans la ville de Lagos. C’est un véritable parcours qui comprend les œuvres de quelques artistes très connus comme C215 ou Roa, mais aussi des portugais qui le sont un peu moins. C’est grâce à l’association LAC (Laboratorio de Actividades Criativas) que plusieurs rues se parent de magnifiques dessins, et pas seulement à Lagos d’ailleurs. Ce projet incite les artistes européens à venir ici s’exprimer, pour notre plus grand plaisir.


LX Factory (Lisbonne, Portugal) par Solène de My Little Road:

Le site de LX factory à Lisbonne est l’endroit parfait pour dénicher les dernières tendances tout en admirant de nombreuses œuvres de street art. Ces anciennes usines textiles du 19ème siècle ont été en partie réhabilitées pour accueillir des galeries d’artistes, des magasins de design, un centre culturel ainsi que des cafés/restaurants. Le dimanche matin l’ambiance est particulièrement sympa grâce à un marché de plein air où les étals mêlent produits frais et objets anciens à chiner. De nombreux artistes renommés comme le brésilien Derlon ont réalisés d’immenses fresques de street art sur les bâtiments industriels.  Enfin ne manquez pas de faire un tour à la librairie Ler Devagar et son célèbre mur de livres sous 14 mètres de plafond qui doit contenir des milliers d’ouvrages !


Porto (Portugal) par Perrine & Cédric de Je Fais Mes Valises:

La première chose qui saute aux yeux lorsque l’on arrive sur Porto est cette vision d’une ville vieillissante avec ses façades délabrées contrastant avec son dynamisme et la jeunesse qui porte cette ville. Le Street Art à Porto est un vecteur de ce dynamisme. Jusqu’en 2013, plus qu’un art, le Street Art était un combat. Ce n’est qu’à l’arrivée du dernier Maire de la ville, Rui Moreira, qu’une politique de réglementation fut mise en place et permet ainsi de croiser toutes sortes d’œuvres dans la ville. Les plus connues sont celles de Hazul et de Costah.

Leur article: Portugal -Street Art à Porto


Orgosolo (Sardaigne, Italie) par Sarah de Vents & Voyages:

Orgosolo. Ce nom ne te parle probablement pas mais celui-ci cache un bien beau trésor au cœur de ses ruelles. En effet, ce charmant petit village situé dans la province de Nuoro au nord de la Sardaigne est réputé pour ses 400 peintures et fresques murales, principalement axées autour de revendications politiques dont la première a été réalisée en 1968. Un incontournable à voir en Sardaigne !

Son article: Road Trip en Sardaigne #4: Le parc naturel du Gennargentu et ses trésors


RAW-Gelände (Berlin, Allemagne) par Myriam de Nuage Nomade:

Situé au cœur de Friedrichshain, dans l’ancien Berlin-Est et coincée entre les rails de la station Warchauer Straße et la Revaler Straße, se trouve la RAW-Gelände. Véritable temple du street-art sur une surface équivalente à 14 terrains de football, cette immense friche industrielle vous propose de découvrir pleins d’œuvres du street-art. Gérée par une association, l’idée est de permettre d’ouvrir à tous des espaces de création, des ateliers ainsi que des événements culturels. On y trouve même un cinéma en plein air et surtout des galeries d’art. Toutes les formes d’art et d’expression sont ici représentées, c’est d’ailleurs ce qui donne tout son intérêt à ce lieu …


Neudstadt (Dresde, Allemagne) par Céline de Je Papote:

La ville de Dresde (Dresden en allemand) possède 2 visages avec 2 quartiers totalement différents. C’est dans celui de la Neudstadt sur la rive de l’Elbe opposée à la Altstadt que l’on peut découvrir de jolies fresques murales. Le quartier en regorge et c’est un plaisir de les découvrir une à une au fil des rues et des ruelles. Il y a également quelques œuvres artistiques à découvrir assez originales comme le mur musical à ne surtout pas rater. Si vous êtes amateur de street art, Dresde vous plaira à coup sûr. C’est une jolie ville intéressante d’un point de vue photo, on s’y fait vraiment plaisir !

Son article: Mon Top 10 Street Art à Dresde


Canal du Danube (Vienne, Autriche) par Isandre de La Plume d’Isandre:

Le bord du Canal du Danube à Vienne est un endroit où l’on peut faire du jogging, se promener, faire du vélo, des exercices de gym sur les barres prévues à cet effet, et où le Street Art semble être également très bien accueilli. Les œuvres changent régulièrement, et les Comics y ont une influence non négligeable. La promenade que je vous propose se situe entre Rossauer Lande et Friedensbrücke, mais le Street Art est visible sur une bien plus grande longueur du Canal du Danube, sur les murs qui le longent, sur certains de ses ponts ou dessous.

Son article: Vienne: promenade le long de Donaukanal, un soir de foot


Shoreditch (Londres, Angleterre) par Evangeline de Le Corner d’Evangeline:

Le quartier de Soreditch à Londres est un véritable terrain de jeu pour les street artists du monde entier, des plus côtés sur le marché de l’art aux plus « confidentiels ». Ses murs, ses trottoirs et même ses poteaux par endroits sont ornés d’innombrables œuvres souvent très colorées qui égayent le quartier et donnent une saveur particulière à la moindre balade. De jolies surprises vous attendent à chaque coin de rue ou presque ! Pour ne pas manquer les œuvres emblématiques et en apprendre plus sur les techniques employées par les artistes, nous avions opté pour une visite avec le collectif London Alternative. Le plus ? C’est vous qui choisissez le montant à donner à votre guide à l’issue de la visite.

Son article: Séjour à Londres: pause street art dans l’East End


Bristol (Angleterre) par Jennifer de Moi Mes Souliers:

Devenue Mecque du street art par sa relation étroite avec le célèbre Banksy, Bristol peut se targuer d’être une ville cosmopolite et colorée. On trouve des œuvres à tous les coins de rue, des ruelles entières recouvertes de graffs et de tags, des grands murs commandés par la ville elle-même pour raviver des quartiers industriels et des projets d’art dans la rue qui tournent autour du sujet. Un festival important y a lieu tous les ans pour mettre en vedette les artistes de street art, les former et les encourager. Bristol est une ville qui m’a séduite au premier regard, puis conquise au fil de ses installations d’art de rue !


Vardø (Norvège) par Grégory de I-Voyages:

Vardø, port de pêche le plus oriental de Norvège situé en Laponie, est une destination pour ornithologues et pêcheurs. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’y ai aussi vu des dizaines et des dizaines de maisons peintes. C’est l’artiste Pøbel qui est à l’origine du projet de street-art à Vardø. Il a créé le Komafest en 2012, un festival d’art urbain pour créer un électro choc et sortir Vardø de sa léthargie sociale et économique. Il est peut-être en passe de réussir car certaines œuvres ont disparu suite au rachat des bâtiments par des promoteurs immobiliers.

Son article: Street Art à Vardø aux confins de la Laponie norvégienne


Et vous, quels sont vos quartiers et villes coup de cœur Street Art en Europe?


Cet article vous a plu? Ne manquez pas les autres articles de la série. Rdv le 3 décembre pour l’Amérique & les Caraïbes, le 10 décembre pour l’Asie & l’Océanie et le 17 décembre pour l’Afrique & le Moyen-Orient! Vous êtes blogueurs voyage? Contactez-nous si vous souhaitez participer à nos prochains articles!

Article collaboratif: Terres de Légendes & Lieux Hantés

Il existe de nombreux lieux sur terre empreints de légendes où l’on dit qu’il s’y cache d’étranges créatures ou encore qu’ils sont hantés…! Certains recherchent même ces endroits lorsqu’ils voyagent, par envie d’insolite, d’émerveillement ou de frisson. Pour ce nouvel article collaboratif, nous avons demandé à 9 blogueurs voyage de se joindre à nous pour vous en présenter quelques-uns…


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Val d’Enfer (Baux de Provence, France) par Isandre de La Plume d’Isandre:

Ayant de la famille en Provence, nous nous rendons presque chaque année aux Carrières de Lumières, aux Baux de Provence, dans le Val d’Enfer. J’ai d’ailleurs déjà raconté dans cet article la coïncidence qui fit qu’un 1e janvier, nous y vîmes la sublime projection sur Klimt et les peintres autrichiens, sans savoir que quelques mois plus tard, nous nous installerions à Vienne. Passer le 1e janvier dans le Val d’Enfer était pour moi aussi très significatif, car je sortais depuis peu de « l’enfer de la chimiothérapie ». Au début de cette année, ma famille y est retournée à nouveau, pour visionner un thème qui se prête cette fois parfaitement au sujet de cet article, « Arcimboldo, Bruegel et Bosch », ambiance apocalyptique garantie. Pour ma part, ayant besoin d’idées plus gaies, je me suis défilée et me suis promenée dans les Baux pour prendre des photos, et au sein de ce Val d’Enfer impressionnant qui tire en réalité son nom de la forme de ses roches, mais vous pouvez avoir une idée de cette projection ici. On peut également voir dans les carrières le film étrange, surréaliste, de Cocteau, « le Testament d’Orphée », à propos duquel vous pouvez visionner un témoignage lui-même assez étrange d’un des participants dans les archives de l’INA. Comme il est dit dans ce témoignage, la rumeur veut que Dante ait situé son Enfer dans ce Val, une rumeur née d’une source elle-même célèbre : En effet, c’est Frédéric Mistral qui l’a imaginé dans son poème Mireìo. Dans cette oeuvre, il y place aussi le repaire d’une sorcière, la Taven, qui prépare ses filtres dans une caverne proche du Trou aux fées. Celui-ci, qu’à vrai dire, je découvre en vous écrivant cet article, doit pouvoir se visiter (ce que j’espère maintenant faire une prochaine fois !) et il est lui-même riche de légendes. Enfin, dans le Val d’Enfer, se cache aussi quelque part la Chèvre d’Or (la Cabra d’Oro), qui a fasciné Paul Arène et Léon Daudet, une légende encore une fois bien nourrie par Frédéric Mistral en ce qui concerne cet endroit (car la chèvre d’or se retrouve également dans d’autres lieux provençaux). Aux Baux, elle garde le trésor des Sarrazins, ou plus particulièrement celui d’Abd-el-Rhamân. Mais n’espérez pas trop la rencontrer, car vous risqueriez d’en mourir ! Heureusement, elle préfère se cacher…


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Brocéliande (Bretagne, France) par Sylvie de Randonnées pour Petits & Grands:

La Bretagne est une terre de légendes mais c’est bien ici, dans la forêt de  Brocéliande, qu’elles résonnent le plus. Si avec ses étangs et ses ruisseaux, ses landes et ses arbres centenaires, cette forêt mythique est sans conteste d’une beauté saisissante, elle est aussi empreinte de mystère et de magie… S’y balader le temps de quelques pas, d’une balade contée ou d’une randonnée, c’est assurément plonger dans un monde enchanteur et enchanté… Car ici plane l’ombre de Merlin, et on se surprend à faire neuf fois le tour de son tombeau pour voir son vœu se réaliser… Neuf tours, comme les neuf cercles que la fée Viviane aurait tracés autour du magicien pendant son sommeil pour le retenir éternellement auprès d’elle dans une prison invisible… Ici sur les sentiers, on croit encore entendre le galop du cheval de Lancelot : le célèbre chevalier de la Table Ronde a réussi à délivrer les chevaliers infidèles, prisonniers du Val sans Retour par un sortilège de la fée Morgane ! Ici à l’entrée de cette vallée profonde qu’est le Val sans Retour, on se mire dans le Miroir aux Fées : cet étang abrite la légende de 7 fées vivant dedans, et qui avaient fait le serment de ne jamais se montrer aux hommes, jusqu’à ce que la sœur cadette brise le pacte… Ici derrière chaque arbre on s’attend à voir apparaître une fée ou un korrigan, et on rêve de jeunesse éternelle devant la fontaine de Jouvence. Cette forêt féérique, que vous ne trouverez sur les cartes que sous son nom officiel de forêt de Paimpont, n’a pas fini de me livrer tous ses secrets mais déjà elle m’a conquise et envoûtée : c’est sûr, j’y retournerai !

Son article: Sur les pas de Merlin l’Enchanteur


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Le Cimetière de Greyfriard (Édimbourg, Ecosse) par Ingrid & Aurélie de Des Plans sur l’Oreiller:

Plonger dans l’univers glaçant d’un cimetière est toujours une expérience particulière d’autant plus lorsqu’il s’agit de l’un des endroits les plus hantés du monde. Le cimetière de Greyfriars à Edimbourg est un lieu réputé pour ses phénomènes étranges et paranormaux qui nourrissent les légendes urbaines écossaises et font les choux gras de la presse. Construit au XVIe siècle, ce cimetière gothique où reposent de nombreuses personnalités importantes serait hanté par l’esprit frappeur de George MacKenzie. Cet ancien avocat écossais prenait un plaisir sadique à torturer et massacrer des covenantaires qui étaient à l’époque des opposants du roi. A sa mort, Mackenzie fut inhumé dans un petit mausolée proche du cimetière. La légende raconte qu’un soir de tempête, un vagabond aurait trouvé refuge en forçant la porte du tombeau et en profanant les tombes de la crypte de la famille des MacKenzie ce qui aurait réveillé l’esprit maléfique du tortionnaire. Depuis l’esprit frappeur de George MacKenzie hante les lieux et de nombreux promeneurs ont rapporté avoir été victimes de sévices corporels, d’hallucinations, et d’évanouissements. Plusieurs témoins affirment également avoir aperçu des silhouettes ectoplasmiques se mouvoir dans la brume épaisse et senti comme des courants d’air glaçés s’engouffrer entre les sépultures. J’ai lu que suite aux incidents, une partie du cimetière a été fermée au public et n’est accessible que via les « visites fantômes » organisées par la ville. Notez que l’endroit abrite également la tombe de John Gray, veilleur de nuit et propriétaire du célèbre chien Bobby qui, durant 14 ans, est allé s’allonger tous les jours auprès de son défunt maître. Aujourd’hui Bobby est un véritable symbole de fidélité pour les écossais. Mêlant réalité historique et récits mystiques, le cimetière de Greyfriars est un endroit incontournable si vous vous rendez dans la capitale écossaise.  C’est une étape à la fois passionnante et terrifiante pour découvrir Edimbourg et son histoire.

Leur article: Trois jours pour visiter Édimbourg


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Le Château d’Inveraray (Ecosse) par Emilie de Globe-Trottine:

Que serait un château écossais sans son fantôme ? Le château d’Inveraray ne fait pas exception. Situé au bord du loch Fyne dans la région d’Argyll and Bute, ce château un brin austère mais néanmoins élégant fut construit en 1746. Il est le siège du clan Campbell. Si tous les châteaux écossais se targuent d’avoir leur fantôme, celui d’Inveraray est un peu différent. Je devrais dire ceux d’ailleurs, car plusieurs fantômes hantent les lieux. Le principal fantôme est celui d’un jeune joueur de harpe irlandais mort en 1644. Sa particularité ? Il ne hante que le lit à baldaquins dans lequel il a été assassiné…alors que le lit se trouvait alors dans un autre château, celui des McArthur. Des années plus tard, on déménagea le lit à Inveraray, le fantôme déménagea avec lui. D’après la légende familiale, si on l’entend jouer de la harpe, c’est qu’un membre de la famille est sur le point de mourir. Il existe d’autres fantômes à Inveraray dont celui d’une cuisinière de mauvaise humeur, mais le plus surprenant est sûrement celui du bateau qui flotte vers l’horizon à la mort de chaque Lord d’Inveraray. Oui, en Ecosse, même les bateaux peuvent être des fantômes !

Son article: A la chasse aux fantômes dans le Château d’Inveraray


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Glamis Castle ou Ardkinglas Estate Mansion (Ecosse) par Solène de Solcito:

Postée sur la côte Est, Glamis Castle est une star locale. Ouverte au public, la demeure apparaît même sur les billets de dix livres émis par la Banque Royale d’Ecosse. De style gothique, Glamis a été restauré/remodelé au fil des siècles. D’une maison-tour, il est devenu petit à petit l’immense château qui trône fièrement au cœur de l’Angus. Considéré comme l’un des plus beaux d’Ecosse, il est aussi l’un des plus hantés. Construite au XIVème siècle, la bicoque a vu passer du beau monde, à l’image de la reine d’Ecosse Marie 1ère en 1562 et de la reine Elizabeth (maman de la Queen Elizabeth II) qui donna naissance à la princesse Margaret entre ses murs. Outre les têtes couronnées, la résidence est également très prisée des fantômes et autres poltergeists. La légende raconte qu’une « Dame Grise » hante la chapelle et la tour de l’horloge. Il s’agirait d’une certaine Janet Douglas, accusée de sorcellerie et torturée en 1537. Si les proprios actuels continuent de s’y rendre, personne n’a le droit de s’asseoir sur le siège de la Grey Lady. Pendant ce temps, le 4ème comte de Crawford joue aux cartes avec le Diable dans une pièce murée… Une partie interminable qui ferait grand bruit (cris et bruits de clefs au programme) comme le rapportent régulièrement des visiteurs. Si les locataires de Glamis Castle font froid dans le dos, certains esprits peuvent être de bonne compagnie comme c’est le cas du château d’Ardkinglas Estate hanté par une fillette qui aime faire rire sa descendance !


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Le Hellfire Club (Dublin, Irlande) par Alexandra de Zone Blanche:

S’il y a bien une visite qui m’a particulièrement marquée lors de mon séjour en Irlande en 2010, c’est la découverte du manoir hanté du Hellfire Club. Un périple de nuit, sous une petite bruine bien glaciale, dont je me souviendrai longtemps ! Niché sur une colline, à 30 min au sud de Dublin, cet ancien pavillon de chasse servait dans le XVIIIè siècle de repaire à un club très, très fermé, de bourgeois en tous genres qui avaient un certain penchant pour la débauche. On ne sait avec certitude ce qui s’y est produit, toutefois les histoires glauques sont nombreuses : tour-à-tour lieu d’orgies, de messes noires, ou encore de sacrifices, l’endroit est loin d’avoir connu des jours heureux et aurait été le théâtre de manifestations surnaturelles, avec en guest star : Satan en personne! Aujourd’hui, il est possible de visiter cet endroit seul ou avec un guide. Pour ma part, j’ai choisi de faire confiance à Hidden Dublin et je n’ai pas été déçue, mais c’était aussi dû à un fabuleux concours de circonstances : Mon ami et moi nous sommes retrouvés seuls avec le guide suite au désistement d’un groupe et le voyage débuta par la traversée d‘une forêt, de nuit, avec en prime ma lampe-torche qui a rendu l’âme après 5 min. Une ambiance assez spéciale, qui a mis nos nerfs à rude épreuve. Alors quand nous avons visité la bâtisse, au rythme des histoires sur ce qui s’y était passé et sur ce qui y “vivait” encore, autant dire qu’on ne faisait pas les fiers ! Aujourd’hui, le Hellfire Club attire de nombreux amateurs de paranormal et fait la fierté des locaux. À ne pas manquer !

Crédit photo: National Library of Ireland


Jennifer-Jen On The Road

Stonehenge (Salisbury, Angleterre) par Jennifer de Jen On The Road:

Stonehenge est un lieu de mystères et de légendes. N’avez-vous pas remarqué que le lieu est toujours entouré de brume ou de brouillard ? Ça rend le lieu encore plus mystique. De nombreuses rumeurs court sur Stonehenge, il s’agirait à la fois d’une piste d’atterrissage pour les aliens, une porte pour un autre monde, un lieu de sacrifice, un lien où converge une magie si importante qu’elle peut faire basculer la balance entre le mal et le bien. Pour les personnes plus terre à terre il s’agit juste de mégalithes mais comme la science n’a pas encore réussi à expliquer d’où elles viennent scientifiquement cela dérange ces personnes. De la magie ? Non c’est impossible mais sans preuve c’est confus, ça reste un mystère et ça dérange. Est-ce pour cela que cet endroit attire autant de monde ? Qui sait ! Dans les livres de fantasy ou science fiction Stonehenge est souvent mis en avant comme un lieu magique important. A travers la littérature il a toujours attiré les druides, vampires, sorciers et tous êtres surnaturels. Personnellement j’aime que ce lieu soit sans explication scientifique car elle permet aux légendes et mystères de perdurer. J’aime penser qu’il peut en effet s’agir d’un lieu aux pouvoirs extraordinaires ! Pourquoi faut-il toujours trouver une explication scientifique ? Laissons place pour une fois à l’imaginaire ! J’espère vraiment qu’ils ne trouveront jamais une explication car le monde à besoin de sa part de mystère.

Son article: Stonehenge


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Le Village de Val Jalbert (Québec, Canada) par Marie-Claude de La Cavaleuse:

Depuis ma tendre enfance, j’ai beaucoup entendu parlé d’un village très mythique situé dans le nord du Québec. Plusieurs le nommaient le village fantôme. Ouhhhh… Mais pourquoi? Dans ma tête, j’étais persuadé que ce village avait subi une catastrophe énorme un peu comme à Tchernobyl et qu’il y régnait une ambiance lourde hantée par des esprits maléfiques. Or, quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai visité ce superbe village, se nommant Val-Jalbert, en mai dernier. Situé dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, ce village fut très longtemps laissé confronté à son propre sort. C’est en 1927 que Val-Jalbert fut abandonné à cause de la fermeture de la pulperie du village. Il sera vacant jusqu’en 1960 où le village fut revitalisé pour en faire l’attraction touristique que l’on connaît aujourd’hui. Même si le village grouille d’activités pendant le jour, pour ma part, je peux vous garantir que je ne m’y attarderais pas pendant la nuit… surtout dans la partie du village où l’on retrouve seulement les maisons…

Son article: Un village fantôme à visiter au Québec


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La Ville de Rhyolite (Nevada, USA) par Eve de Nos Racines sur 4 Continents:

Située dans l’Ouest des États-Unis, tout près de la Vallée de la Mort, la ville fantôme de Rhyolite est la plus grande « Ghost Town » de la région. Ancienne ville minière, elle fut fondée en 1904. Au début du XXe siècle, elle comptait, selon les estimations les plus optimistes, 10 000 habitants, 53 saloons, 18 magasins, deux églises, des banques, une école, une gare, un casino et même un opéra. Or, malgré ses débuts prometteurs, la ville fut rapidement désertée à partir de 1908. Aujourd’hui, il ne reste que quelques vestiges de cette ville, dont des bâtiments de pierre, des baraques de bois, des carcasses de voiture, et d’anciens wagons laissés à l’abandon. Ces bâtiments, ces lieux, ont été empreints d’espoir pour des gens dans le passé. Des hommes, des femmes, des familles sont venus s’y établir avec enthousiasme et optimisme. Plutôt que de faire fortune, ces derniers ont dû quitter leurs emplois, leurs maisons et, sûrement, tourner la page sur un certain nombre de rêves et d’aspirations. Au-delà de ce fond mélancolique, visiter Rhyolite nous a aussi donné une impression de fin du monde. Nous y étions seuls dans un lieu incongru, en plein désert, avec pour seuls compagnons quelques lézards et des serpents à sonnette (avec lesquels nous n’avons heureusement pas eu à interagir!). Mais la ville fantôme de Rhyolite reste surtout gravée dans notre mémoire pour sa beauté singulière qui se découvre tranquillement, sans se presser. Cette ville est tout sauf parfaite et c’est justement ce qui la rend si belle. Là où certains pourraient voir uniquement des ruines et des détritus, nous avons été touchés par ce lieu chargé d’histoire, en plein cœur du désert.


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La Ville de Salem (Massachusetts, USA) par Charlotte & M. de Traces de Voyages:

La ville de Salem est connue pour sa triste et célèbre chasse aux sorcières qui eu lieu au 17ème siècle… Un vent de folie s’était emparé de certaines habitantes de Salem Village (aujourd’hui Danvers) qui accusèrent leurs voisins de les avoir ensorcelées. Et il ne fallut pas longtemps avant que la panique ne s’étende aux villes alentours. Au final, ce sont 80 personnes qui furent accusées de sorcellerie et emprisonnées. Les procès furent tenus dans la ville de Salem et 20 d’entre elles connurent tragiquement la mort par pendaison. Aujourd’hui, la ville reste marquée par cette sombre période de son histoire et de nombreux lieux sont dits hantés. Parmi eux, l’on retrouve la maison du Juge Corwin qui a été reconvertie en musée (The Witch House), le seul bâtiment de la ville qui était déjà présent à l’époque et a échappé au grand incendie, ou encore, le cimetière The Old Burying Point, un des plus vieux de la ville. Même si l’on ne croit pas aux esprits et aux fantômes, se promener à Salem ne vous laisse pas indifférent: les nombreux musées et boutiques liés à la sorcellerie et à l’occultisme vous rappellent sans cesse qu’il s’est passé quelque chose de grave… Mais malgré tout, fantômes ou pas, la beauté des bâtiments de brique et de bois alliés aux espaces de verdure et l’océan en font un cadre enchanteur où nous retournerions sans hésiter.

Notre article: Escapades: Salem, la ville des Sorcières


Vous êtes-vous déjà rendus sur des lieux de légendes ou hantés? Quels sont ceux que vous aimeriez visiter?

INTERVIEW: Van, Vietnamien, ancien expatrié en France

Aujourd’hui, nous n’accueillons pas un français ayant vécu à l’étranger mais un étranger venu en France. Car oui, pendant que nous autres petits français partons découvrir le monde, le monde vient découvrir notre pays aussi et l’on se demandait bien comment cela se passait dans le sens contraire. Nous vous présentons donc Van du blog Indochine en Profondeur, originaire du Vietnam, il a vécu 8 ans en France et nous parle aujourd’hui de son expérience.

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Chambéry (Auvergne, Rhône-Alpes)

D’où viens-tu ?

Je suis originaire d’Hanoi au Vietnam.

Durant quelle période et pendant combien de temps as-tu vécu en France ?

Je suis resté en France dans la période 2003-2011. Je suis retourné définitivement au Vietnam en octobre 2011.

Pour quelle(s) raison(s) es-tu venu et pourquoi avoir choisi la France ?

Je suis passionné d’architecture et je voulais devenir architecte. Donc après le bac, j’ai choisi la France pour poursuivre les études d’architecture. Néanmoins, je ne parlais pas un mot de français à l’époque et j’ai dû consacrer entièrement la première année à l’apprentissage du français. Au bout d’un an, suite à de nombreuses recherches, je me suis rendu compte que les frais de scolarité d’une école d’architecture étaient hors de mon budget. J’ai renoncé au plan initial et je me suis orienté vers le tourisme.

Dans quelles villes as-tu vécu ?

J’ai vécu dans plusieurs villes : 2 ans à Dijon (Bourgogne), 2 ans à Besançon (Franche-Comté), 10 mois à Chambéry (Savoie), 3 mois à Branville (Basse-Normandie), 3 ans dans la région Parisienne.

Qu’est-ce qui te manquais le plus de chez toi ?

C’est résolument ma famille! La culture vietnamienne est caractérisée par les valeurs familiales et le sens communautaire.

8 ans en France c’est une belle expatriation, à quel moment as-tu pris la décision de

rentrer dans ton pays d’origine?

J’ai décidé de entrer au Vietnam en 2010. C’est une décision mûrement réfléchie et il m’a fallu un an de préparation psychologique pour atténuer le choc de retour. La réadaptation dans ma propre culture est une problématique bien connue des expats de longue durée. La choc de retour est souvent lié à une mauvaise préparation, on n’est pas prêt à rentrer et on subit le retour. Par contre si on prend les choses en main, ça fera moins de mal.

Et aujourd’hui, qu’est-ce qui te manque le plus de la France ?

C’est l’odeur du café et du croissant! J’ai pris l’habitude de boire beaucoup de café noir pendant le séjour dans l’Hexagone et je l’ai toujours aujourd’hui.

Ton plus beau souvenir en France :

Participation à une grève! C’était en février 2006. A cette époque, la France était bouleversée par une réforme d’éducation menée par François Fillon. Le droit des jeunes diplômés était mis en danger et les étudiants de mon Université ont effectué un blocage temporaire des salles de cours. Ils ont organisé une manifestation à laquelle j’ai participé. Je ne connaissais pas à fond la cause mais j’y ai participé juste pour le fun, une excuse pour faire la fête quoi.

Le pire :

C’est le moment de quitter mon appart à Dijon en 2005 en mauvais terme avec le proprio. C’était un bourgeois qui a une superbe baraque du XVIIIème siècle. Il avait transformé le garage derrière en un studio que j’ai loué. Malgré un nettoyage méticuleux après mon départ, le proprio a profité de mon absence pour juger que le studio est très sale et fait venir une femme de ménage. Il a déduit 200 euros dans ma caution. J’étais choqué par le fait qu’un bourgeois soit si malhonnête et rusé. C’est à cause de lui que j’ai un très mauvais souvenir vis-à-vis des Dijonnais.

Enfin, penses-tu revenir un jour ?

Oui je renviens en France régulièrement, une fois par an. C’est dans le cadre de mon travail.

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Rennes (Bretagne)

Pour les futurs voyageurs étrangers en France, peux-tu nous citer:

-Un site naturel exceptionnel :

La mer de glace à Chamonix.

-Un musée qui regorge de trésors :

Le Musée du Louvre à Paris.

-Un bâtiment à l’architecture imposante :

Le Château de Versailles.

-Une spécialité culinaire à tomber par terre et où la trouver:

Les cuisses de grenouille. C’est une spécialité dijonnaise et on peut en trouver au resto le Tramway.

-Un lieu où festoyer comme les français :

La fête de la musique en juin. On en trouve un peu partout en France mais le mieux c’est dans les villes étudiantes.

-Un événement important (festival…) :

Le Tour De France.

-Le meilleur spot pour les photos souvenir :

Les champs de lavandes en Provence.

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Château de Versailles (Île-de-France)

-La plus belle ville :

Paris.

-Une route pour un road trip panoramique :

Val de Loire – Rennes – Mont Saint Michel – le Calvados.

-Un truc insolite que tu as découvert ici :

Faire la bise. Le nombre de bises change en fonction des régions.

-Un artiste ou groupe de musique local à connaître :

Le peintre Claude Monet. Le chanteur Renaud.

-Un film tourné ici :

Bienvenue chez les Chti’s.

-Le sport que tu préfères dans ta nouvelle patrie :

Le foot.

-Un souvenir à ramener chez soi :

Une bouteille de vin.

Bretagne
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