5 expériences à vivre en Ontario

Après avoir traversé l’Ontario via la Transcanadienne, nous avons réuni ici nos 5 coups de cœur pour votre prochain séjour !

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Toronto

 

Visiter Toronto. Attention au torticolis, on lève souvent la tête pour admirer les tours de verre gigantesques de cette ville cosmopolite.

Prendre la Transcanadienne entre Sudbury et Thunder Bay. Paysages magiques au rendez-vous si vous aimez les rivières et la forêt.

Se baigner dans le Lac Supérieur. Une eau translucide et des plages de sable fin au cœur d’un Parc Provincial, comment résister ?

Goûter le Vin de Glace. Fabriqué à partir de raisins vendangés gelés, il se consomme en apéritif. L’Ontario en est le premier producteur mondial.

Embarquer sur la tyrolienne face aux Chutes du Niagara. Dans un décor magique et mondialement connu, frissons garantis.

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Plage du Lac Supérieur

Escapades : Avignon, la cité des Papes

C’est en prenant la route du Sud de la France pour rejoindre M. que j’ai découvert Avignon dans le Vaucluse. Il m’en avait déjà parlé comme d’une très jolie ville pleine de charme et effectivement, je l’ai tout de suite aimée. Il faut dire aussi que c’est une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts et son centre historique, ce qui lui valent d’être classée à l’UNESCO, alors comment ne pas succomber?

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Remparts

 

Après m’être stationnée sous les Halles, je me suis laissée aller à flâner à travers les rues et ruelles pavées, découvrant un lieu qui a su être protégé du temps. Aux bâtiments de pierres apparentes se succèdent des églises, puis de grandes places arborées où restaurants et boutiques aux airs de Provence vous invitent à vous arrêter.

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Temple Saint Martial

 

On ne sait où regarder tant il y a à voir, surtout lorsque vous arrivez au Palais des Papes, l’incontournable de la ville ; ils y furent présent de 1309 à 1423. Si vous descendez vers le fleuve, vous pourrez trouver le fameux Pont Saint-Bénézet, plus connu sous le nom de Pont d’Avignon (en couverture de cet article).

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Le Palais des Papes

 

La ville m’a beaucoup fait penser à La Rochelle où j’ai longtemps vécu, avec ses rues pavées et bâtiments en pierre blanche. Bien que je n’ai malheureusement pas pu y rester longtemps, mon premier aperçut m’a donné envie d’y retourner afin de l’explorer davantage. Je ne peux que vous recommander vivement de vous y arrêter si vous passez par là, vous ne serez pas déçus si tout comme moi, vous aimez les lieux de caractère.

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Place du Palais

 

Pour plus d’informations sur la ville, n’hésitez pas à vous rendre directement sur le site de l’Office de Tourisme d’Avignon.

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Hôtel de Ville

Récits d’Aventures : Le Jour où notre GPS a essayé de nous tuer !

Le titre fait peur et pourtant, tellement vrai… Lors de notre road trip de cet été, nous avions choisi d’emmener avec nous notre fidèle GPS Tomtom, acheté en France et qui fêtait ses 2 ans de bons et loyaux services. A cette occasion, nous avions changé la carte Europe, pour une carte USA-Canada toute neuve et à jour.

Arrivés sur le sol Canadien, nous avons donc activé Tomtom qui découvrait pour la première fois un autre pays et un autre continent. Pendant le premier mois, tout s’est très bien passé, il a toujours su où nous emmener et n’a jamais failli à son devoir. Un jour, ne pouvant pas utiliser l’adresse que nous avions trouvée sur Google, nous avons choisi d’opter pour une préenregistrée sur Tomtom afin de nous mener dans un motel. Tout allait bien jusque-là, mais nous aurions dû commencer à nous méfier le jour où, utilisant le même système, il nous a menés dans un parc de ville au lieu d’un terrain de camping.

Ainsi, lorsque nous avons quitté Los Angeles, un mois après le début du voyage, nous avons donc demandé à Tomtom de nous mener au Parc National des Séquoias. Une fois de plus, il ne reconnaissait pas l’adresse officielle du parc, et nous avons donc fait appel à sa liste de sites préenregistrés afin de nous mener à notre destination.

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Le début de la route

 

Le début de la route fut sans encombre, les paysages de montagnes nous rappelaient la savane africaine avec ses hautes herbes brulées par le soleil, ses roches noires et ses arbres secs. Nous roulions tranquillement sur une petite route sinueuse, longeant la rivière et contournant un lac, avant de commencer à grimper doucement. Après avoir passé quelques habitations, Tomtom nous demanda de tourner à gauche alors qu’aucun panneau ne semblait indiquer cette route pour se rendre au Parc des Séquoias. Ayant toute confiance en lui, nous avons donc suivi son itinéraire qui traversait un petit coin de verdure charmant où se trouvaient quelques modestes habitations.

Après quelques kilomètres, la route de goudron qui rétrécissait petit à petit, laissa place à un chemin de terre. Un peu étonnés, de ce changement, nous ne l’avons pas relevé tout de suite car ce n’était pas la première fois que nous nous retrouvions confrontés à des routes de terre aux USA, plutôt courantes dans l’ouest. De plus, nous avons croisé 3 voitures en sens inverse et bien que la route était très étroite, aucune ne s’est arrêtée à notre hauteur pour nous prévenir d’une quelconque erreur. D’ailleurs, cette rencontre nous conforta dans l’idée que nous étions sur la bonne route, malgré des apparences plus que douteuses…

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Le chemin de terre

 

Plus nous avancions et plus le chemin de terre devenait escarpé. Ce qui au départ ressemblait à une route, prenait des apparences de piste de quad, avant de n’être plus qu’un ancien chemin pour guider les troupeaux à travers la montagne ! Le sol était totalement creusé de part et d’autre par les pluies et d’énormes cailloux émergeaient de creux encore plus impressionnants. Sur notre droite, un mur de pierre naturelle laissait parfois place à une colline très raide d’où pouvait tomber de grosses roches, et ce, à n’importe quel moment. Sur notre gauche, le vide, une falaise de plusieurs centaines de mètres aux bords qui s’effritaient, avec vue sur la rivière en contre-bas. Et au centre, cette pseudo-piste aux creux de 50 centimètres, parsemée de grosses roches et d’une largeur à peine suffisante pour notre Dodge Caravan.

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La piste escarpée

 

Il nous aura fallu avancer comme cela sur presque 15 kilomètres avant de nous retrouver nez à nez avec une barrière cadenassée donnant sur un champ et Tomtom annonçant fièrement que nous avions atteint notre destination ! A ce stade, deux options se sont offertes à nous : poursuivre sur le chemin qui à présent plongeait quasiment dans le vide, ou faire demi-tour sur une surface à peine plus longue que notre voiture… Bien entendu, la première option n’était même pas envisageable, bien que notre véhicule ai tenu le coup jusqu’ici, nous ne voulions pas nous risquer dans cette descente où nos freins ne nous auraient été d’aucune utilité face à la terre et aux rochers.

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Au bout de la route

 

Nous avons donc préféré faire demi-tour sur le peu de surface nous séparant du vide. C’est moi, Charlotte, qui conduisait ce jour-là, M. est donc sorti afin de me guider dans les manœuvres pour qu’aucune ne soit fatale et ne nous précipite quelques mètres plus bas. Après quelques minutes qui semblèrent interminables où chaque centimètre comptait, nous avons réussi à mettre la voiture dans le sens du retour. Et nous étions à nouveau repartis pour 15 kilomètres supplémentaires de sueurs froides et de sang-froid sur cette piste abandonnée depuis des années.

De retour sur la route dite « civilisée », nous avons pu souffler un peu et inspecter la voiture afin de nous assurer que rien n’avait été endommagé. Fort heureusement pour nous, nous nous en sortions avec seulement quelques griffures sur la carrosserie dues aux broussailles. Et nous avons regagné la route principale, éteignant Tomtom et suivant les panneaux qui eux, nous menèrent à bon port.

Nous pouvons dire qu’après une expérience comme celle-ci, nous avions de la chance d’avoir une voiture comme la nôtre, la Dodge Caravan a été super ! Nous avions également eu raison de faire poser des amortisseurs, étriers et tambours neufs avant de partir, sans eux, nous n’aurions sans doute pas pu affronter cet obstacle de la même manière. Mais surtout, nous avons toujours gardé en mémoire que notre cher Tomtom n’était pas toujours fiable à 100% et qu’en cas de doute, il valait mieux suivre notre instinct que notre GPS.

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De retour sur la route « civilisée »