Article collaboratif: Les plus beaux monuments religieux à travers le monde: l’Océanie, par 10 blogueurs voyage

Parce que la religion a toujours eu une place importante dans l’histoire et l’architecture du monde entier, et que nous ne cesserons jamais de nous émerveiller devant la beauté de ces bâtiments… Découvrez notre série d’articles collaboratifs sur les plus beaux monument religieux à travers le monde et pour clôturer cette série, c’est en Océanie que 10 blogueurs voyages vous emmènent aujourd’hui découvrir leurs coups de cœur.


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Borobudur et le complexe de Prambanan (Magelang, Java) par Mélissa de Mel Loves Travels:

Tout doucement, les couleurs apparaissent sur le paysage de Borobudur… du noir, au bleu-gris, au rose. La brume noie le paysage de la plaine, enveloppe les palmiers et forme comme une gaze. Le chant du muezzin s’élève dans l’air frais du matin alors que les oiseaux commencent à chanter. Vous ? Vous êtes au sommet de la plus grande structure bouddhique au monde : Borobudur. Et même le moins religieux des voyageurs ne restera de marbre devant l’aspect quasi divin du lever du soleil sur cette stupa géante. Situé à quelques kilomètres de Yogyakarta, sur l’Île de Java, Borobudur est une des grandes merveilles du monde.  On ne sait qui l’a construit, ni pourquoi il a été subitement abandonné mais ses siècles d’esseulement ont permis une certaine conservation : 3 mètres de haut, 3 niveaux divisés en douze étages et sur sa surface, toute l’histoire et les enseignements du bouddhisme y figurent. Même si Java est à présent en grande majorité musulmane, Borobudur reste un lieu de pèlerinage pour les Bouddhistes et vous ne manquerez pas de croiser quelques pèlerins et moines rendre hommage au Seigneur Bouddha.  C’est tout simplement inoubliable ! Prambanan, pas loin de là, est d’une autre trempe. Construit à la même époque que Borobudur, il est le symbole de la coexistence de deux religions préislamiques à Java : l’hindouisme et le bouddhisme. Prambanan, ce sont les dieux de l’hindouisme qui montent vers le ciel avec des structures toutes en hauteur, comparé à Borobudur qui est plutôt “carré”. C’est le Trimurti, l’incarnation par les dieux des fonctions cosmiques de l’univers : la création (Brahma), la maintenance (Vishnu)  et la destruction (Shiva) qui est célébrée à Prambanan, mais c’est surtout Shiva qui tient la vedette avec son temple central. Plus orné, peut-être plus folâtre aussi, Prambanan n’est plus vraiment un lieu de culte, même si plusieurs fois par semaine, se tient la représentation du Ramayana,  l’épopée de Rama, avatar du dieu Vishnu, que l’on raconte via la musique et la danse. A ne manquer sous aucun prétexte si vous visitez Java !

Son article: http://mellovestravels.com/borobudur-et-prambanan-chefs-doeuvre-dindonesie/


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Ulun Danu Bratan (Kabupaten Tabanan, Bali) par Daïnah et Clément de Une Virée à Deux:

L’île de Bali est connue pour ses temples, certains disent que l’île en abriterait près de dix milles. Lors de notre visite sur l’île des dieux, nous en avons croisé plusieurs mais il y en a un qui nous a particulièrement marqué. Il s’agit du temple Ulun Danu Bratan situé à quelques kilomètres de la ville de Munduk. Nous y sommes allés au petit matin, un moment paisible et empli de quiétude. A cette heure-ci, il y a juste quelques fidèles qui viennent prier. Nous les apercevons au loin car il y a certaines parties du temple qui ne sont pas accessibles aux touristes. Entre curiosité et peur de gêner, nous les observons quelques instants avant de continuer notre visite. Le temple est entouré par un lac et des montagnes ce qui lui donne une atmosphère toute particulière. On aime beaucoup l’ambiance qui y règne, c’est notre petit moment de solitude bien apprécié avant d’aller découvrir les rizières de Jatiluwih.

Leur article: http://unevireeadeux.com/2017/01/bali-nos-6-coups-de-coeur/


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Gunung Kawi Temple (Tampaksiring, Bali) par Virginie de Jolis Circuits:

Situés au cœur de Bali, les temples de Gunung Kawi sont une pure merveille. Ces ruines remontent à la fin du XIe siècle. Il s’agit d’un site archéologique qui figure parmi les plus anciens de l’île mais qui est toujours utilisé en tant que lieu de culte hindou. Ce site se caractérise par une végétation luxuriante et des temples majestueux sculptés à même la roche. A l’issue d’une descente de 230 marches au milieu des rizières en terrasse et après avoir traversé un pont en bois où s’écoule la rivière Pakerisan, on découvre 10 temples (candi) : 5 d’un côté, 4 de l’autre et un dixième, le Griya Pedanda, un peu à l’écart, perdu dans les rizières. On ne peut être qu’impressionné par la taille si imposante de ces mausolées (hauts de 7m) et la richesse et la beauté de ces sculptures. Habituellement, un candi commémore un personnage important du royaume. D’après la légende, les 5 temples de la rive Est auraient été érigés en l’honneur du Roi Udayana, son épouse, son fils et ses 2 frères (Anak Wungsu et Marakata) tandis que les 4 monuments de la rive Ouest seraient dédiés aux favorites d’Anak Wungsu. Une autre hypothèse avance que l’ensemble des lieux aurait été construit en l’honneur d’Anak Wungsu, ses épouses et ses concubines et que le dixième candi isolé concernerait un ministre royal. La rivière Pakerisan présente également un caractère religieux. En effet, selon les préceptes de l’hindouisme balinais, l’eau qui s’écoule devant des candis devient sacrée. C’est pourquoi les eaux de la rivière Pakerisan possèdent une si grande importance. Lors de votre voyage à Bali, je vous recommande donc vivement de visiter cet ensemble de temples unique au monde entouré de nature et empreint de sacré.

Son article: http://www.joliscircuits.com/tres-grande-valise-circuits-long-courrier/asie/indonesie/excursions-ubud-tegallalang/


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Sri Siva Subramaniya (Nadi, Fiji) par Stéphane de La Page à Pageau:

Les îles Fidji sont surtout connues pour leurs plages idylliques, leurs eaux bleues et l’expression « Bula! ». Elles attirent notamment les couples en lune de miel et les participant-es crotté-es de la téléréalité « Survivor » (14e saison, diffusée entre février et mai 2007). Les villes disséminées ça et là sur les îles n’ont cependant pas la réputation d’offrir une large gamme d’attractions d’origine humaine et, d’après mon expérience, cette réputation s’avère justifiée. Par contre, des exceptions existent, comme le temple hindou Sri Siva Subramaniya à Nadi, sur Viti Levu (la plus grande île des Fidji). Il serait le plus grand temple hindou de l’hémisphère sud et il constitue en fait la seule attraction touristique digne de ce nom à Nadi (prononcé « Nandi »). Mais alors, pourquoi s’arrêter là-bas pour si peu? Eh bien, la ville constitue un passage obligé, car elle possède le principal aéroport international de l’archipel (code AITA : NAN). Pratiquement tous les vols internationaux atterrissent donc ici. Et tant qu’à y poser les pieds, aussi bien de profiter du temple avant de se rendre dans les îles avoisinantes. Un temple richement décoré, d’ailleurs, avec des statues colorées représentant les nombreuses divinités de cette religion. Il est en théorie interdit d’y prendre des photos. Or, comme c’était mon premier temple hindou à vie et comme je n’ai vu l’avertissement qu’à la sortie, j’ai allègrement enfreint cette règle. J’étais un peu gêné quand j’ai constaté mon manque de respect, mais personne ne m’a sermonné durant ma visite. Donc, si vous y allez, incrustez les images dans votre mémoire, et non dans une carte mémoire.

Son article: http://www.lapageapageau.com/2011/11/13/aux-iles-fidji/


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Cathédrale Sainte-Marie (Sydney, Australie) par Emily de Travel And Film:

La cathédrale Sainte-Marie de Sydney est sans aucun doute le monument religieux le plus important de Sydney. Je dirais même que c’est la plus belle église d’Australie. Initialement construite en 1821, elle fut détruite par un incendie en 1865. Les travaux de la seconde cathédrale commencent en 1868 et durent très longtemps. La décoration intérieure se poursuit encore jusqu’en 1968, soit 100 ans plus tard. Entre 1998 et 2000 les flèches initialement prévues sont enfin construites et lui donnent l’apparence qu’on lui connait aujourd’hui. D’ailleurs ses deux grandes flèches de 75 mètres de haut font d’elle la quatrième église la plus haute d’Australie. L’architecture est de style néo-gothique du XIXème siècle. Cela vaut le coup de faire un tour à l’intérieur pour admirer les vitraux. Sa position en plein centre de Sydney est idéale, notamment parce qu’elle se trouve juste en face de Hyde Park, le parc le plus fréquenté de Sydney. Je passais souvent dans ce coin lors de mes balades lorsque j’habitais à Sydney. Ne manquez pas non plus d’admirer la sublime fontaine d’Archibald qui se trouve juste en face de la cathédrale.

Ses articles sur l’Australie: http://travelandfilm.com/blog-voyage/voyages-pays/oceanie-pacifique/australie/


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St John’s Anglican Cathedral (Napier, Nouvelle-Zélande) par Jennifer de Jen On The Road:

Ancienne colonie britannique, la religion officielle du pays est le catholicisme. Même si la religion est omniprésente dans le pays on en voit très peu les appartenances. Les églises et cathédrales sont particulières. Ayant fait un PVT en Nouvelle-Zélande j’ai eu pas mal de temps pour visiter ce pays ; je dois dire que j’ai été surprise par l’intérieur des églises. On se croirait plutôt dans une salle des fêtes qu’à l’intérieur d’un endroit religieux. C’est très perturbant ! De plus, la cathédrale St John se situe dans une ville art déco, je vous laisse imaginer le contraste culturel ! C’est une cathédrale anglicane et le doyen actuel (depuis 2013) est Michael Godfrey. Pour un peu plus d’histoire elle fut construite en 1890 mais fut détruite en 1931 à cause du tremblement de terre où 2 vies furent prises. Elle fut consacrée en 1967. D’aspect moderne, j’ai choisis de vous parler de cette église car elle m’a marqué ! Vous verrez avec les photos mais elle est originale et pour moi ne ressemble pas du tout à une cathédrale. C’est tout de même perturbant. En Nouvelle-Zélande, tous les lieux religieux sont différents des nôtres et sortent de l’ordinaire mais je pense que celui qui diffère le plus reste la cathédrale de Napier. Je vous laisse en juger par vous-mêmes !

Son article: http://jenontheroad.voyage/ile-du-nord/


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The Cardboard Cathedral (Christchurch, Nouvelle-Zélande) par Vanille & Olivier de Snooze Again:

La cathédrale initiale de Christchurch a été construite au milieu du XIXème siècle, et malgré les nombreux séismes qu’elle a connus, son clocher et une partie de la nef finiront par s’effondrer avec celui de 2011. Sa démolition totale est prévue et la nouvelle cathédrale sera bâtie au même emplacement. Pour l’instant donc, impossible de s’y rendre au-delà des échafaudages qui entourent le bâtiment. D’ici la construction du futur édifice religieux, l’architecte japonais Shigeru Ban a conçu une cathédrale « de transition », afin de permettre aux croyants de continuer à prier. Cet édifice a pour particularité d’être… en carton ! Enfin, une grande partie de sa structure est faite de tubes de carton (imperméables, bien sûr) mais également de poutres de bois et d’acier. Haute de 21 mètres, la cathédrale peut accueillir 700 croyants et est prévue pour durer 50 ans. L’architecte s’est forgé une réputation internationale pour ses constructions d’urgence dans des zones sinistrées telles que le Rwanda. Il précise que dans le cas de cette Cardboard Cathedral, il s’agit de sa construction la plus ambitieuse, ne serait-ce que dans le choix de ses matériaux. Son coût ? Environ 5 millions de dollars néo-zélandais (environ 3 millions d’euros). Face à cette cathédrale, un mémorial pour les 185 victimes du séisme est installé, et représente 185 sièges, vides, pour rappeler les « absents ». Plus de détails sur Christchurch suite au tremblement de terre, ainsi que la cathédrale transitoire sur notre article « stupeur et tremblement (de terre) »

Leurs article: http://www.snooze-again.com/christchurch/


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Wai’Oli Hui’ia Church (Hanalei, Hawaii) par Sandrine & Flo de Smartrippers:

Sur notre route vers la Nā Pali Coast, dans le nord de la petite île de Kauai située dans l’archipel d’Hawaii, nous avons découvert Waioli Huiia Church, une petite église incroyablement bien entretenue, qui semble tout droit sortie d’un musée. Bien que nous étions initialement partis pour profiter de la nature luxuriante de ce secteur de l’île, nous n’avons pas hésité une seconde à nous arrêter pour découvrir de plus près le bâtiment de bois au toit d’un vert émeraude. Les portes sont généralement ouvertes et permettent d’entrer découvrir l’intérieur plutôt simple mais tout aussi charmant, dont les vitraux semblent en harmonie avec la nature. La petite église chrétienne est d’ailleurs inscrite aux National register of Historic Places et est toujours en service. On y officie la messe et quelques cérémonies. On dirait qu’elle a été posée ici depuis peu, dans un décor somptueux entre les palmiers et les impressionnantes ridges (crêtes) au loin. Pour sa petite histoire, Wai’ Oli Hui’Ia Church a été fondée en 1912 bien après l’établissement de la Mission Hall qui accueilli les premier missionnaires chrétiens en 1834. Au-delà de son aspect historique assez récent, cette église est parfaite pour réaliser de beaux clichés, tant le cadre est enchanteur. Elle est d’ailleurs très populaire sur l’île si bien qu’elle possède son site internet. Quelques produits dérivés à l’effigie de l’église sont même en vente !

Leur article: http://smartrippers.com/fr/article/retour-d-experience-avis-apres-3-semaines-a-hawaii


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Byodo-In Temple (Kaneohe, Hawaii) par Laetitia de Clouzote:

Lors de mon passage sur l’île d’Oahu à Hawaï, je m’attendais à trouver de tout, excepter un immense temple japonais perdu au milieu des montagnes hawaïennes. En effet, dans l’est de l’île sur la route de Kahekili se trouve le Byodo-in Temple. Ce monument bouddhiste fut construit en 1968 pour commémorer le centenaire de l’arrivée des immigrants japonais. Il est également la réplique parfaite d’un temple portant le même nom situé à Uji, près de Kyoto. Faire face au Byodo-in, c’est traverser l’océan en 5 minutes pour se retrouver au cœur de la culture japonaise. L’ambiance qui s’y dégage est à la fois intrigante et prenante.  Ses couleurs et son architecture en font un lieu unique parmi les célèbres endroits touristiques de l’île. Pour avoir moi-même visité le Japon, j’avais cette impression de m’être trompé de destination tant la transition culturelle était flagrante. C’est comme si le temps autour de moi s’était arrêté. Je ne voyageais plus à Hawaii, mais bien dans un vieux Japon traditionnel et mystérieux. Un peu comme dans le film la « Mémoire d’une Geisha ». Si vous souhaitez vous évader et changer totalement de paysage en une fraction de seconde, je vous conseille fortement d’aller visiter ce temple. Il vous transportera à travers l’océan et vous fera voyager dans une tout autre culture en un rien de temps.

Son article: https://clouzote.me/hawai-oahu/


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Lahaina Jodo Mission (Lahaina, Hawaii) par Lauriane de Je Suis Partie Voyager:

Le Jodo Mission est un temple bouddhiste en territoire Hawaïen, en plein milieu du pacifique, dans la ville de Lahaina sur l’île de Maui. Insolite ? Pas tant que ça quand on connaît l’histoire d’Hawaii. De très nombreux japonais s’y sont installés au cours du 19ème et du 20ème siècle après l’annexion du territoire par les américains. Ce temple japonais bouddhiste fut construit en commémoration du 100ème anniversaire de leur arrivée. Le temple est situé près de la plage, un cimetière ensablé le jouxte d’ailleurs. D’un côté, l’océan roule ses vagues et de l’autre les montagnes volcaniques dessinent l’horizon de Maui. Autour d’une cour, une pagode et un Buddha, un des plus grands hors Asie, forment ce temple. C’est un endroit assez peu visité et serein où le coucher de soleil est un beau spectacle. Ambiance assurée même si on n’y passe pas des heures. Ce lieu saint est réservé à des cérémonies ponctuelles qui s’y déroulent lors d’occasions spéciales comme le jour de Buddha en avril. Un stop sympa à deux pas de la jolie ville de Lahaina.

Son article: http://jesuispartievoyager.com/hawai/


Et vous, quels sont vos monuments religieux préférés en Océanie?


Cet article vous a plu? Ne manquez pas les autres articles de la série!

Article collaboratif: Les plus beaux monuments religieux à travers le monde: l’Amérique, par 15 blogueurs voyage

Parce que la religion a toujours eu une place importante dans l’histoire et l’architecture du monde entier, et que nous ne cesserons jamais de nous émerveiller devant la beauté de ces bâtiments… Découvrez notre série d’articles collaboratifs sur les plus beaux monument religieux à travers le monde et c’est en Amérique que 15 blogueurs voyages (dont nous) vous emmènent aujourd’hui découvrir leurs coups de cœur.


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La Mosquée Al-Rashid (Edmonton, Canada) par Ferdy de Ferdy Pain d’Epice:

La Mosquée Al-Rashid se situe dans le Nord d’Edmonton pas trop loin de mon lieu de travail. Il faut remonter l’histoire pour comprendre que cette mosquée n’est pas l’édifice d’origine, elle a été construite en 1982 pour pouvoir répondre aux besoins des 20 000 musulmans recensés à l’époque. Les premiers musulmans sont arrivés au Canada en 1871, ils arrivaient par bateau et étaient très peu nombreux. Le premier recensement a été fait en 1931, Il y avait 645 musulmans au Canada. Au début des années 30, un groupe de femmes a approché le Maire d’Edmonton pour faire construire une mosquée pour la communauté musulmane. Elles devaient cependant récolter les fonds, $5000 pour le coût du terrain qui ont été entièrement financés par les dons des juifs, chrétiens et musulmans. La mosquée a été inaugurée le 12 décembre 1938. Aujourd’hui Edmonton compte 60 000 musulmans, la mosquée d’origine a été transformé en musée et a été classé comme bâtiment historique dans le Fort Edmonton Park, le plus grand musée vivant du pays.

Son article: https://ferdypaindepice.com/2017/05/17/al-rashid-mosque-la-plus-ancienne-mosquee-du-canada/


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St Edmund’s Blue Church (Big Valley, Canada) par Seth & Lise de Les Voyages de Seth et Lise:

Au cœur de l’Alberta, le village de Big Valley semble s’être figé dans le temps. De vieux saloons côtoient des petites maisons centenaires et des fermes en bois. Le village est dominé par une colline sur laquelle se trouve l’église bleue de Big Valley, mieux connue sous le nom de St Edmund Church. Cette petite église anglicane a été construite entre 1915 et 1916, suite à un don de 500$ d’une mère de famille anglaise qui avait revendu les vêtements de ses enfants. A l’origine, les murs de l’église ont été peints d’un blanc crème, dans une architecture de style renaissance gothique. Avec le temps, le village a perdu de nombreux habitants. Autrefois peuplé de mineurs et d’ouvriers de chemin de fer, Big Valley s’est peu à peu transformée en ville d’agriculteurs et fermiers. Dans les années 1960, la population a tellement chuté que les messes se sont raréfiées. L’état de l’église s’est dégradé, à cause des hivers froid et venteux de l’Alberta. En 1974, les locaux étaient bien décidés à restaurer la petite église de la colline, mais ils n’avaient pas assez d’argent. Le charpentier du coin a fait don de dizaines de pots de peinture bleu dont il ne savait plus quoi faire. C’est ainsi que la St Edmund Church est devenue l’église bleue de Big Valley ! Aujourd’hui, ce monument pittoresque attire les touristes et les jeunes mariés à la recherche d’un endroit original pour s’unir !

Leur article: http://www.sethetlise.com/article-arret-imprevu-dans-une-autre-epoque-111704413.html


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La Basilique Sainte-Anne de Beaupré (Sainte-Anne de Beaupré, Canada) par Annabelle de Les Petits Plaisirs de Matante A:

La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré, à quelques kilomètres à l’est de la ville de Québec, est l’un des cinq sanctuaires catholiques nationaux du Canada et est consacré à Sainte-Anne, mère de la Vierge Marie. Complétée une première fois en 1876, elle fut incendiée en 1922 et reconstruite dès l’année suivante. Toutefois, les premiers projets de construction démarrent dès 1658, plus près du fleuve, et la chapelle devient déjà un lieu de pèlerinage reconnu. Encore de nos jours, chaque mois de juillet, se tient la neuvaine à Sainte-Anne où affluent des milliers de visiteurs. L’intérieur est grandiose et décoré de peintures, vitraux, mosaïques, sculptures sur bois et sur pierre, représentant l’importance de la foi catholique pour le peuple québécois à une certaine époque. Dès votre entrée par les impressionnantes portes en cuivre de la façade, vous serez immergés dans une atmosphère imposant le recueillement dans un décor où se côtoient d’authentiques œuvres d’art. N’oubliez pas de remarquer la statue de Sainte-Anne, entre les deux clochers, qui fut rescapée de l’incendie. À l’intérieur de l’église, outre les traces d’anciens miracles et des reliques de la patronne de l’endroit, on retrouve aussi plusieurs autres chapelles dont celle de l’Immaculée-Conception située à l’étage inférieur. La visite est aussi intéressante sur le site extérieur. En effet, vous pourrez admirer la chapelle commémorative (édifiée en 1878 et ayant récupéré certaines pièces de l’ancienne église de 1788), les stations du Chemin de Croix sculptées dans la fonte, la Scala Santa érigée en 1891 ou la fresque mettant en scène des thèmes liés à l’Histoire des lieux. Sans oublier le cyclorama de Jérusalem qui donne l’illusion d’être au cœur de la ville sainte. Amateurs d’Histoire ou d’architecture, n’hésitez donc pas à y faire un arrêt lors de votre prochain passage sur la Côte de Beaupré.

Son article: http://matantea.blogspot.fr/2017/03/escapade-sur-la-cote-de-beaupre.html


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La Basilique Notre-Dame de Montréal (Montréal, Canada) par Zoë de Few Miles Away:

Il parait qu’aucun voyage à Montréal n’est complet sans un passage par l’une des attractions les plus visitées de la ville : la Basilique Notre-Dame. Et c’est pour une bonne raison. Surnommée la « ville aux 100 clochers » la Basilique a de quoi surpasser toutes les autres églises, et de loin ! Située dans le quartier historique du vieux-Montréal, la Basilique Notre-Dame est la première église de renommée du Canada, et l’une des plus belles de son genre. Vue de l’extérieur, la Basilique est un bâtiment impressionnant au style néogothique, mais ce n’est rien comparé à la complexité et la décoration élaborée cachée derrière la grande porte de bois.  Préparez-vous à avoir le souffle coupé lorsque vous l’aurez ouvert. Que vous soyez un voyageur spirituel ou simplement curieux, vous ne pourrez pas être déçu par ce monument religieux. Avec un frais d’entrée de $6 vous pouvez choisir de découvrir la Basilique en solo ou de profiter de la visite guidée pour connaître tous les secrets sur l’orgue, la chapelle ou même sur la ville de Montréal. Comme vous pouvez le voir sur ma photo, avec un petit peu de chance (ou quelques recherches sur Internet), vous pourrez même profiter des répétitions de cœurs. De quoi apporter encore plus de grandeur à ce lieu déjà magique.


Amélie-Ameloche Voyage

L’Oratoire Saint-Joseph (Montréal, Canada) par Amélie de Ameloche Voyage:

L’Oratoire Saint Joseph de Montréal est l’une des activités touristiques les plus visitées de la ville. Et pour cause, elle est inspirée de la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre. Oui en tant que Parisienne je vais toujours chercher à l’autre bout du monde des ressemblances. C’est l’un de mes 5 endroits favoris pour admirer le coucher du soleil de la ville. Sa terrasse offre une superbe vue sur Montréal ainsi que sur les Laurentides. Nous avons l’impression de ne pas voir l’horizon. Mais ce que j’apprécie beaucoup également, c’est l’immense orgue qui trône dans la pièce principale. Il est vraiment magnifique. Parfois il y a même des concerts qui sont organisés dans l’Oratoire Saint Joseph. Malgré le fait que ce soit un incontournable de MTL, je trouve qu’il n’y a pas trop de monde sur place. Nous ne sommes pas au milieu de pleins de touristes. Il y a également beaucoup de croyants qui effectuent des pèlerinages à l’Oratoire. L’Oratoire Saint-Joseph a une hauteur de 260 mètres, ce qui permet de le voir sans problème depuis l’avion, lorsque l’on arrive sur Montréal. En résumé, vous l’aurez compris, vous ne pouvez pas visiter Montréal sans passer par l’Oratoire Saint Joseph. Pour ceux qui ont un peu de temps il y a les jardins autour qui sont vraiment super beaux et apaisants.

Son article: http://amelochevoyage.com/montreal-10-visites-et-activites-incontournables-et-typiques/


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La Basilique Notre-Dame d’Ottawa (Ottawa, Canada) par Marie & Michaël de Entre 2 Escales:

Non, non, n’ajustez pas votre écran, vous avez bien lu : on ne vous parle pas ici de la Basilique Notre-Dame de Montréal bien connue des touristes, mais plutôt de sa petite sœur, la Basilique-cathédrale Notre-Dame d’Ottawa, située dans la capitale canadienne. Construite de 1841 à 1858, cette cathédrale est un réel joyau patrimonial et architectural. Si sa façade extérieure est plutôt ordinaire, une fois qu’on y met les pieds on comprend pourquoi il s’agit de l’un des secrets les mieux gardés d’Ottawa. À bien des égards, elle ressemble à sa consœur montréalaise : leurs plafonds en voûte parsemés de milliers d’étoiles semblent se répondre. Il faut dire que les deux basiliques ont été construites à la même époque. Mais détrompez-vous, ces deux basiliques qui portent le même nom sont loin d’être identiques. Comme on se trouve ici dans la capitale nationale du Canada, on retrouve un peu partout des symboles propres au pays. Les visiteurs les plus attentifs n’auront pas de mal à repérer les nombreuses feuilles d’érable qui font partie du décor. Mais ce qui nous a le plus étonnés, c’est le magnifique sanctuaire au style gothique. Le chef d’œuvre revient au chanoine Bouillon qui l’a réalisé avec l’aide d’une équipe d’artisans de la région. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’à la même époque, plusieurs d’entre eux travaillaient à l’ornementation du Parlement d’Ottawa. Ce qu’ils ont laissé derrière eux c’est un magnifique tableau devant lequel Michaël et moi aimons bien nous arrêter pour admirer le génie qui se cache derrière chaque détail. Bref, il s’agit d’un lieu peu connu des touristes comme des gens d’Ottawa, mais qui vaut certainement la peine d’être découvert.

Leur article: http://www.entre2escales.com/randonnee-panoramique-a-ottawa/


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Temple Square (Salt Lake City, USA) par Maud & Xavier de Serial Pix:

A l’ouest des Etats-Unis, l’Utah est réputé pour abriter 5 parcs nationaux majeurs et pour avoir accueilli les JO d’Hiver 2002 à Salt Lake City, la capitale de l’Etat. Mais ce sont avant tout les Mormons qui font la célébrité de la ville. Les fidèles de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, le nom officiel de la religion mormone, suivent la doctrine établie par Joseph Smith en 1830 qui contredit la Bible tout en prétendant être la « seule véritable église sur terre ». Beaucoup de mystères entourent cette religion qui est considérée comme une secte en France, notamment en raison de l’obligation des fidèles de reverser 10% de leur revenu à l’Eglise. Sans parler de la pratique de la polygamie ou des mariages entre membres d’une même famille… C’est au terme d’un road trip de plusieurs semaines dans les parcs américains que nous avons donc découvert le Temple Square de Salt Like City, une immense esplanade où sont érigés les édifices religieux des Mormons. Au milieu du Square trône l’immense Temple, le plus grand de tous les bâtiments mormons existants. Le temple a été construit il y a moins de 115 ans dans un style néo-gothique et la première pierre de grès a été posée par Brigham Young, le successeur du fondateur du mouvement. Aucune croix n’orne le sommet du temple car les Mormons voient le Christ comme ressuscité et vivant. La flèche est en revanche parée de l’ange Moroni soufflant dans une trompette, un personnage du Livre de Mormon qui proclame l’Évangile éternel aux habitants de la terre.  Nous n’avons pas visité le Temple car l’accès est interdit aux non-Mormons. Nous avons toutefois été fascinés par la ferveur des croyants venus du monde entier et qui se pressent au Square chaque jour. Les non-Mormons peuvent découvrir les autres monuments du Square, mais il faut parfois être accompagné d’un missionnaire de l’Eglise, ce qui est un peu déroutant.


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La Cathédrale Saint-Patrick (New York City, USA) par Eloïse & Luke de L’œil d’Eos:

Lorsque l’on se promène dans les rues de New York on s’attend à perdre notre regard sur l’immensité des buildings. Constructions plus ou moins récentes, maîtrisant la verticalité sans fin avec un charme certain. On s’attend à perdre nos repères au milieu de cette élévation qui semble monnaie courante à Manhattan. On s’attend à du brut, du béton, de l’acier. Et puis au court de l’exploration, certaines surprises nous frappent. Perdue au milieu de la frénésie de la 5ème avenue, à quelques pas du Rockfeiller Center, se trouve la cathédrale Saint Patrick. C’est l’église de l’archidiocèse de New York. Son style néogothique dénote au milieu des tours qui lui tiennent compagnie. L’extérieur vous charme, on ne peut s’empêcher de l’observer, les taxis jaunes filant à toute allure, ne prêtant plus attention à elle. Heureusement, elle reste encore sous les feux des projecteurs, lors d’un passage à New York c’est monnaie courante que d’aller lui rendre visite. Surtout ne manquez pas son intérieur, il finira de vous convaincre que ce monument religieux n’a pas à rougir face à ses concurrents. Sa grandeur vous laissera sans voix et sa décoration saura vous émerveiller. Une légende discrète qui marque les esprits par son caractère.

Leur article: http://loeildeos.com/new-york-city-nos-10-incontournables/


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Chapel of the Holy Cross (Sedona, USA) par Charlotte de Les Aventures de la Tribu de Chacha:

Sedona et ses montagnes rouges, dans les mesas environnantes se trouve une toute petite église. On y vient du monde entier la voir, ou s’y recueillir (même si je n’ai vu personne vraiment prendre le temps de le faire). De l’extérieur, The Chapel of the Holy Cross n’est rien d’autre qu’un bloc de béton. De construction assez récente, elle est l’œuvre de l’architecte Marguerite Brunswig Staude et fût achevée en 1956. Toute la beauté de The Chapel of the Holy Cross est à l’intérieur. Quelques bancs, de nombreuses bougies, un hôtel mais c’est surtout le fond vitré qui attire l’attention du pèlerin (ou touriste) de passage. On peut y voir toute la vallée. L’intérieur de The Chapel of the Holy Cross est illuminée par le soleil qui perce les vitraux, ce qui donne à l’ensemble une atmosphère assez sereine. La visite se fait assez rapidement, mais cependant on prendra son temps pour s’imprégner du lieu. En redescendant vers le parking, on n’oubliera pas de faire un vœux en jetant quelques pièces sur le sous bassement de Chapel of the Holy Cross.

Son article: http://lesaventuresdelatribudechacha.blogspot.fr/2017/04/comment-preparer-son-roadtrip-dans.html


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L’église catholique de Saint-Martin de Tours (Saint Martinville, USA) par Kelly de Lily’s Road:

Août 2011, me revoilà sur la route, cette fois-ci avec ma maman et son club de danse country, pour un voyage organisé en bus, du Tennessee à la Louisiane. Si à l’origine je n’étais pas vraiment enchantée pas cette forme d’aventure, je dois finalement admettre que ce road-trip américain a été une grande découverte : de nombreuses visites, une nuit chez l’habitant pour s’imprégner de la culture locale et beaucoup de danse 🙂 Moi qui n’y connaissait rien, ni à la country, ni à l’histoire acadienne, je suis rentrée avec un pied légèrement plus aguerri et une connaissance accrue du passé de cette région… Je me souviens être arrivée à Saint Martinville, en Louisiane, un dimanche matin. Plongées dans une ville marquée par l’histoire (de l’Acadie et de la colonisation française), nous errons dans les rues, apercevant, çà et là, le bayou Teche qui longe la municipalité. Toujours considérée comme la vraie capitale du pays cajun, les habitants sont très attachés à leurs racines francophones et perpétuent la tradition en conservant une langue qui ressemble étrangement au français. Nos déambulations nous emmènent au cœur de la ville où siège le square Saint-Martin, un grand parc où s’érige l’église Saint-Martin de Tours, la plus ancienne paroisse catholique du sud-ouest de l’état, ainsi que quelques monuments historiques dont un dédié aux miliciens de la commune. C’est dimanche matin, l’occasion, pour ceux qui le désirent, de participer à une messe gospel. Je suis réticente à l’idée de débarquer avec un groupe de 47 « blancs » dans ce lieu de culte, mais notre guide local, Ginnie, nous assure que le prêtre se fait une joie de nous recevoir. Je me décide donc à participer, ce que je ne regretterai pas. Le gospel est réalisé par des enfants. L’ambiance qui s’en dégage est vraiment différente de celle communiquée par les adultes entendus à Harlem un et demi auparavant, mais l’émotion est tout de même au rendez-vous ! À refaire sans modération !


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La Cathédrale de la Vierge Marie de l’Immaculée Conception (La Havane, Cuba) par Charlotte & M. de Traces de Voyages:

Classée à l’UNESCO, de style baroque et construite au 18ème siècle, la Cathédrale de la Vierge Marie de l’Immaculée Conception située dans la vieille ville de La Havane est une des plus anciennes d’Amérique. Elle a été pensée par l’architecte italien Francesco Borromini et érigée sous les ordres de l’évêque de Salamanque. A l’extérieur, le bâtiment est assez imposant, jetant son ombre sur la place portant son nom. Une très belle façade vous invite à entrer, mais les marches pour y accéder témoignent de la misère de nombreux mendiants attendant qu’une âme charitable daigne les aider. Une fois à l’intérieur, aucune décoration particulière n’attire votre regard, la pierre blanche et les lustres en pampilles de verre soulignent le style néo-classique épuré. Il faut savoir que la nef centrale abritait jusqu’en 1898 (date de l’indépendance de Cuba) un monument funéraire dédié à Christophe Colomb, aujourd’hui rapatrié à Séville. Si le reste de la Cathédrale est assez simple, en son cœur, l’autel est un vrai bijou : une sublime sculpture de marbre de Carrace incrustée d’or, d’argent et d’onyx par l’italien Bianchini qui a également réalisé le tabernacle. Si vous passez par La Havane, ne manquez pas ce lieu chargé d’histoire, témoin de la construction de la ville à l’époque coloniale.

Notre article: https://tracesdevoyages.com/2017/05/14/escapades-cuba/


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L’Eglise El Rosario (San Salvador, Salvador) par Stéphane de La Page à Pageau:

L’Amérique latine regorge d’églises catholiques. Plusieurs ressemblent à de véritables oeuvres d’art; par exemple, j’aurais pu présenter les extraordinaires églises du sud du Mexique, comme la Iglesia de Santa Maria Tonantzintla et le Templo de San Francisco Acatepec, toutes deux à Cholula. Ou j’aurais pu écrire sur la majestueuse cathédrale de sel de Zipaquirá, en Colombie. J’ai plutôt choisi de parler de l’église El Rosario, à San Salvador, au Salvador. Conçue par l’architecte et sculpteur salvadorien Rubén Martínez Bulnes, elle a été complétée en 1971.De l’extérieur, elle ressemble à un abri antinucléaire qui aurait été déterré contre son gré, ou à une expérience d’architecture néo-post-industrielle qui aurait mal tourné. Par contre, une fois à l’intérieur, on ne peut qu’être étonné par la configuration atypique de l’édifice: pas de transept, pas de dôme, pas d’ornements criards. Des bancs, un autel et c’est pas mal tout. Une telle sobriété contribue à renforcer le caractère unique de ce bâtiment religieux. Ses vitraux constituent toutefois la meilleure raison d’y aller. Ils confèrent à l’église tout son charme. L’idéal est de s’y rendre en fin de journée, quand les rayons du soleil couchant traversent les motifs vitreux. Les couleurs chatoyantes drapent alors les lieux d’un surréel arc-en-ciel. J’ai beau avoir été élevé dans la foi catholique, je ne suis pas pratiquant. Je dois cependant avouer que j’ai été touché par une beauté aussi nue. L’église El Rosario devrait ainsi émouvoir même les églisophiles les plus blasés.

Son article: http://www.lapageapageau.com/2015/07/31/21-notes-sur-le-salvador/


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L’Eglise d’Orosi (Orosi, Costa Rica) par Lauriane de Je Suis Partie Voyager:

Le Costa Rica est un fervent pays catholique où toutes les villes principales ont de grandes églises. Mais ce qui est le plus frappant est, comme dans de nombreux pays d’Amérique latine, l’implication et la foi de la population. Descendue du bus dans une petite vallée du centre du pays, je m’apprête à entamer une randonnée toute tournée vers la nature quand je tombe sur un groupe d’enfants qui s’affaire à l’entrée d’une modeste église de pierres blanches. Posée dans un fond montagneux sur une prairie verdoyante et encadrée de palmiers, elle a beau être petite, elle n’en est pas moins très jolie. J’apprends qu’elle est classée au patrimoine national du Costa Rica car elle fut édifiée à l’époque coloniale. Dans cette campagne se trouve donc un des bâtiments les plus anciens du pays ! Les enfants décorent l’entrée de l’église en vue d’un mariage et déposent des guirlandes blanches et des ballons. À l’intérieur, l’office a lieu, les bancs sont tous occupés, les gens debout à l’arrière et la porte est laissée ouverte pour les visiteurs indélicats comme nous. Par rapport à nos églises françaises, c’est très impressionnant, surtout dans une telle campagne. N’y a-t-il pas plus grand édifice religieux que l’ensemble des petites églises et de la foi de tous ses fidèles ? En tout cas malgré leur taille, les petites églises du Costa Rica comme celle d’Orosi ne manquent pas de grandeur de foi !

Son article: http://jesuispartievoyager.com/costa-rica/


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Sanctuaire du Bon Jésus de Matosinhos (Congonhas, Brésil) par Emily de Travel and Film:

L’église de Congonhas est appelée Sanctuaire du Bon Jésus de Matosinhos. Elle se trouve donc à Congonhas, une petite ville de l’état du Minas Gerais au Brésil. Cet état est bien connu pour ses cités coloniales et ses superbes églises, avec notamment les œuvres d’Aleijadinho. L’église du Bon Jésus est son plus grand chef-d’œuvre grâce aux statues des 12 apôtres réalisées par l’artiste en pierre-savon, la pierre locale. En contrebas de l’église, il y a aussi sept chapelles avec des statues représentant la vie du Christ, tout est de lui. Aleijadinho, de son vrai nom Antônio Francisco Lisboa était un grand artiste baroque du XVIIIème siècle, le plus grand artiste brésilien de cette époque.  L’église est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1985. L’intérieur est actuellement en rénovation et pourra donc être apprécié au mieux quand les travaux seront finis mais on peut tout de même voir une partie à l’intérieur avec de belles peintures. Lors d’un voyage au Brésil, je vous conseille fortement de visiter les villes coloniales du Minas Gerais et d’admirer les églises et œuvres d’Aleijadinho.


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Eglises de Chiloé (Chiloé, Chili) par Céline de Entre Ici et Là-bas:

Au sud-ouest du Chili, l’archipel de Chiloé est constitué de 40 îlots dont 36 sont habités. L’île principale, grande comme la Corse, est accessible en ferry depuis le continent via le canal de Chacao. Chiloé, dont le nom vient du mot « huilliche » (en indien Mapuche) signifiant « terre des mouettes », représente vraiment un monde à part au Chili. Sur cette île côtière isolée commence ou se termine, la Panaméricaine, seule route asphaltée de l’île. On traverse tour à tour des prairies et des bocages, puis une forêt primaire quasi tropicale jusqu’à la rencontre avec l’océan Pacifique déchaîné. Tout le reste de l’île n’est que chemins de terre… L’île a conservé une forte identité, née de son isolement et du métissage entre les Espagnols et les indigènes. Cette culture unique se retrouve dans l’architecture de l’île… L’isolement et l’absence de matériaux ont donné à Chiloé son architecture en bois caractéristique. Evangélisés par les Jésuites, puis par les Franciscains, les indigènes ont construit, selon leurs techniques – issues de la construction navale – de remarquables églises en bois. Elles ont d’ailleurs souvent été érigées sur des sites dédiés aux anciennes pratiques spirituelles locales… Très souvent, leurs façades sont couvertes de tuiles en bois de cyprès de Patagonie de plusieurs formes, finement travaillées et assemblées. Quant aux toits, ils sont également en bois ! Ces édifices remarquables ont été conçus pour résister au climat océanique humide et pluvieux de l’archipel. Elles se trouvent souvent près du rivage et construites sur des collines, pour éviter d’être inondées pendant les périodes de fortes pluies. Leur côté nord est protégé contre les tempêtes. Soixante églises de l’archipel correspondent à l’école chilote d’architecture religieuse en bois et seize d’entre-elles sont classées monuments nationaux et inscrites au Patrimoine de l’humanité. Et n’allez surtout pas imaginer qu’à cause de leur « grand âge », ces églises n’ont pas conservé leur authenticité. Elles servent toujours de lieux de prière et font l’objet d’un entretien sourcilleux de la part des communautés qui les utilisent. Se mêlant au catholicisme, les croyances traditionnelles restent bien vivantes encore aujourd’hui et on trouve très souvent des représentations de la mythologie chilote à l’intérieur des églises: bateau fantôme, sirène chilote, gnomes, sorciers… Ainsi on se presse de faire baptiser son fil aîné si l’on ne veut pas qu’il soit transformé en Invunche, monstrueux et dangereux garde de la grotte des brujos…


Et vous, quels sont vos monuments religieux préférés en Amérique?


Cet article vous a plu? Ne manquez pas les autres articles de la série!

Article collaboratif: Les plus beaux monuments religieux à travers le monde: l’Afrique & le Moyen-Orient, par 14 blogueurs voyage

Parce que la religion a toujours eu une place importante dans l’histoire et l’architecture du monde entier, et que nous ne cesserons jamais de nous émerveiller devant la beauté de ces bâtiments… Découvrez notre série d’articles collaboratifs sur les plus beaux monument religieux à travers le monde et c’est en Afrique & au Moyen-Orient que 14 blogueurs voyages (dont nous) vous emmènent aujourd’hui découvrir leurs coups de cœur.


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L’Eglise de Saint-Sauveur-In-Chora (Istanbul, Turquie) par Hélène & Paule-Elise de 1916 kilomètres:

C’était au mois de février, on sortait d’une visite au palais de Topkapı dans le vent et le froid, il pleuvait et on s’est dit : on fait quoi maintenant ? Il nous fallait impérativement un endroit abrité ! Bien sûr on avait déjà vu Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, alors on feuillette le guide et on tombe sur le descriptif élogieux de cette église : Saint-Sauveur-in-Chora. C’est un peu loin mais tant pis. On hèle un taxi et on y va. L’église est très calme en cette fin de de journée, cachée comme un trésor dans un quartier où subsistent quelques maisons en bois traditionnelles. Elle est petite mais recèle un ensemble de fresques et de mosaïques vraiment extraordinaire ! Le guide ne mentait pas. Les plafonds et les voûtes sont couverts de scènes religieuses de style byzantin (of course) : des visages longs et graves auréolés de petits carreaux dorés, des éléments végétaux et animaux finement ciselés, des ornements géométriques, des couleurs qui réchauffent cette journée d’hiver. Le bâtiment qui existe maintenant date du 14ème siècle mais une église se trouvait là dès le 5ème siècle. A l’époque elle était située juste à l’extérieur de la ville et c’est ce qui expliquerait son nom : « Chora » signifie « dans la campagne ». Elle est transformée en mosquée durant la période ottomane mais les fresques et mosaïques sont simplement recouvertes de chaux, ce qui permet de les redécouvrir au 20ème siècle et de les restaurer. Après la visite, un petit café s’impose sur la jolie place attenante, pour savourer cette belle visite et l’impression d’avoir découvert un joyau (un peu) secret.


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La Mosquée de Sultanahmet (Istanbul, Turquie) par Alexis de Le Petit Explorateur:

Quand j’ai visité Istanbul pour la première fois, je n’avais jamais mis les pieds dans une mosquée. Celle de Sultanahmet, au cœur historique de la ville, a été la première d’une longue liste. J’ai toujours aimé visiter les lieux de culte, il y a cette atmosphère si particulière qui se dégage de chaque recoin, de chaque vitrail ou de chaque mosaïque, l’ambiance y est sereine. On a l’impression que, une fois franchies les portes, le bruit et le tumulte de la ville est loin, très loin. On se sent enveloppé par un je-ne-sais-quoi qui nous apaise. J’ai été complètement bluffé par Sultanahmet dont l’intérieur fait de porcelaine d’Iznik, aux teintes bleutées, lui a valu le surnom de « mosquée bleue ». C’est, avec Sainte-Sophie (la basilique devenue mosquée puis musée qui lui fait face), un des monuments les plus emblématiques et incontournables de la ville. Istanbul est pleine de superbes mosquées et Sultanahmet est un joyau ! J’aime m’asseoir dans la petite cour et regarder les gens faire leurs ablutions puis, une fois à l’intérieur, m’inspirer de ce lieu si calme et relaxant. Architecturalement, c’est une des rares mosquées de la ville (voire la seule) à n’avoir non pas 4 mais 6 minarets. En plus, c’est irrésistible d’assister à l’appel du muezzin tout en mangeant un simit…

Son article: https://www.lepetitexplorateur.com/istanbul-en-bd/


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La Mosquée Nasir Ol Molk (Shiraz, Iran) par Pauline de Graine de Voyageuse:

C’est à Shiraz en Iran que j’ai découvert la plus belle mosquée qu’il m’est été donné de voir jusqu’à présent : Nasir-Ol-Molk. La chaleur de l’Iran au mois d’août avait pourtant eu raison de moi et c’est en petite forme que je suis arrivée à Shiraz. Heureusement, ma guide a su trouver le bon remède pour me remettre sur pied. La vue depuis l’extérieur ne promettait pourtant rien d’extraordinaire. Coincée entre des bâtiments usés, couverts de bouts d’affiches décollées, seules les mosaïques bleues, roses et jaunes laissaient présager une petite perle. Lorsque je suis entrée dans cette mosquée, j’ai été à la fois apaisée et émerveillée par toutes ces couleurs, cette fraicheur, cette beauté. Ce n’est pas un hasard si elle m’a emmené là en premier. Les rayons du soleil qui traversent les vitraux se transforment en explosion de couleurs au petit matin. Un spectacle à ne pas rater. Mais ce n’est pas tout… L’architecture et la précision des détails sur les colonnes, les voûtes et les mosaïques rendent également les lieux magiques ! On surnomme cette mosquée « La mosquée rose » en raison de la couleur de ses mosaïques. Mais on pourrait l’appeler la mosquée multicolore tant les couleurs sont nombreuses. Un réel plaisir pour les yeux !

Son article: http://www.grainedevoyageuse.fr/iran-shiraz-la-romantique/


Houda-The Moroccan Nomad.jpgLa Grande Mosque d’Isfahan (Isfahan, Iran) par Houda de The Moroccan Nomad:

La grande mosquée d’Isfahan, appelée aussi la mosquée du vendredi, pour la différencier de la mosquée du Shah, est un site immanquable à Isfahan en particulier et en Iran en général. Sa construction avait commencé avec la dynastie des Omayyad vers 771 mais a continué pendant presque un millénaire. Omayyad, Abbasides, Seldjoukides, Qadjars, Safavides…chacune des dynasties qui se sont succédé sur la Perse, chaque culture qui a imprégné l’histoire persane, a ajouté quelques pierres à l’édifice. Elles ont toutes contribué à ériger ce qui est aujourd’hui un ensemble architectural complexe et déroutant mais époustouflant de beauté. A elle seule, cette mosquée, aujourd’hui patrimoine mondiale de l’Unesco, est un livre à ciel ouvert d’Histoire iranienne. Le plan de la mosquée contraste profondément ceci dit avec l’architecture islamique en général. C’est un plan cruciforme à 4 Iwans – ces grandes chambres élancées sur les 4 murs de la cours – inspiré de l’architecture du Khorasan d’avant l’Islam. Une mosquée qui ressemble donc profondément à l’Iran. Que différentes civilisations laissent leurs empreintes sur la culture du pays, il n’empêche que les fondements, les bases, ce qui survit inlassablement au temps…est profondément persan. Aujourd’hui lorsqu’on visite la Mosquée du Vendredi, on passe nécessairement par le Bazar d’Isfahan. On s’imprègne des senteurs, de ce tohu-bohu caractéristique des bazars, des va-et-viens incessant des visiteurs et vendeurs ambulants… On est emporté par la frénésie de la vie actuelle, avant de se retrouver subitement devant la majesté des traces laissées par l’Histoire et tous ces artisans qu’elle a tendance à oublier. Des artisans qui ont laissé une partie de leur âme marquée sur les infimes petits détails d’un monument grandiose et intriguant, à l’image de la perse elle-même.

Son article:http://moroccannomad.com/iran-voyage-conseils/


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La Mosquée Abu Derwish (Amman, Jordanie) par Tiphaine & Nicolas de On s’arrache:

C’est au détour d’une balade dans Amman que je suis tombée sur la Mosquée Abu Darwish. Située au sommet d’une colline, disons qu’elle se mérite. Au sud de la ville basse, elle se reconnait entre mille. Rayée de blanc et de noir, elle dénote dans le paysage alentour de la capitale jordanienne et ce pour notre plus grand plaisir. Les non-musulmans n’étant pas autorisé à entrer, j’ai juste pu l’observer de loin. Le souvenir n’en n’est pas moins bon pour autant. Je garde en mémoire des gens souriants, des enfants courant et jouant devant la mosquée et des arbres permettant de s’abriter de la chaleur écrasante de ce mois d’Août. Construite en 1961 par la communauté circassienne, elle mérite le coup d’œil si vous passez par Amman. Moins connue que sa consœur la Mosquée Bleue à Amman (en travaux quand j’y étais), la Mosquée Abu Darwish est reconnaissable entre mille et est très originale. Aventurez-vous dans les ruelles montantes d’Amman pour partir à sa découverte !

Leur article: http://onsarrache.com/amman-et-jerash/


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La Mosquée de Jumeirah (Dubai, Emirats Arabes Unis) par Myriam de Mymy Road Trip:

Une ville du Moyen-Orient comme Dubaï ne manque pas de lieux de culte musulmans. Cependant, il faut savoir que la mosquée de Jumeirah est la seule mosquée de Dubaï ouverte aux non-musulmans. C’est pourquoi la plupart des touristes ne connaissent que celle-ci. Les visites sont donc autorisées mais uniquement lors d’une visite guidée (6 fois par semaine à 10h). Pour pouvoir accéder à l’intérieur, il faudra évidemment des vêtements qui recouvrent le corps et les femmes devront mettre un foulard (Si jamais vous avez oublié, ne vous inquiétez pas la mosquée vous en prêtera un). Je n’avais jamais été dans un pays musulman avant Dubaï, alors je dois dire que la mosquée m’a vraiment paru de l’extérieur grandiose et majestueuse. C’est un vrai bijou architectural avec ses deux imposants minarets. Elle a été construite en pierre blanche entre 1975 et 1978. A l’intérieur, il nous est seulement permis de visiter la salle de prière qui est beaucoup moins fastueuse que l’extérieur. Je dois reconnaitre que c’est même un peu décevant. Pendant 1h15 on vous expliquera comment est appréhendée la religion par les émirats. Si on cherche à en savoir plus sur l’Islam c’est un bon endroit pour nous ouvrir l’esprit. Dernier conseil, si vous en avez l’occasion pensez à vous rendre devant la mosquée la nuit tombante. Il parait qu’avec les éclairages, elle est encore plus belle…

Son article: http://www.mymyroadtrip.com/le-vieux-dubai-et-les-traditions-du-monde-arabe/


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La Grande Mosquée Cheikh Zayed (Abu Dhabi, Emirats Arabes Unis) par Eve de Nos Racines sur 4 Continents:

Au cours de notre expatriation de trois années aux Émirats Arabes Unis, nous avons eu l’occasion de faire de nombreux voyages au Moyen-Orient. Des sept Émirats à la Jordanie, en passant par Oman et le Qatar, nous avons visité plusieurs mosquées. Malgré toutes ces découvertes, c’est sans aucun doute la Grande Mosquée Cheikh Zayed qui nous a le plus émerveillés. Située à Abu Dhabi, cette mosquée est la plus grande des Émirats et elle peut accueillir jusqu’à 40 000 fidèles. Elle se compose de marbre, d’or, de pierres semi-précieuses, de cristal et de céramique. De l’extérieur, c’est son imposante structure blanche qui attire tout de suite le regard des visiteurs. On accède ensuite à la cour intérieure avec le souffle coupé tellement l’endroit est parfait : dômes et colonnes blanches, avec quelques accents d’or et de magnifiques détails architecturaux. L’émerveillement est à son comble une fois à l’intérieur, avec des lustres en plaqué or 24 carats et le plus grand tapis tissé à la main au monde. Nous avons visité cette mosquée à de nombreuses reprises et à différentes périodes de la journée, mais c’est au coucher du soleil que sa beauté atteint son paroxysme. Entourée de bassins qui réfléchissent la lumière, ses éléments dorés scintillent, alors que son blanc immaculé offre un contraste saisissant avec le ciel qui s’assombrit tranquillement. Une véritable merveille!

Ses articles sur Abu Dhabi: https://nosracinesur4continents.com/category/recits-de-voyages/asie/emirats-arabes-unis/abu-dhabi/


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La Grande Mosquée du Sultant Qaboos (Mascate, Sultanat d’Oman) par Claire de ZigZag Voyages:

La Grande Mosquée du Sultan Qaboos à Mascate (la capitale du Sultanat d’Oman) est une construction d’architecture islamique, cadeau du Sultan à la Nation. Elle fut bâtie à la fin du 20ème siècle pendant 6 ans. L’imposant bâtiment peut maintenant accueillir jusqu’à 20000 fidèles dans la salle de prière principale. De l’extérieur, on découvre la mosquée en traversant les jardins qui permettent une transition entre l’agitation de la ville et le calme du site religieux. Le couloir extérieur en arcades est décoré de magnifiques mosaïques colorées toutes plus belles les unes que les autres. Au centre, se dresse le plus haut des minarets qui dépassent 90 mètres de hauteur. Puis en marchant vers le cœur de la mosquée, on découvre le délicat travaille du marbre blanc avec les perspectives des arches et des sculptures creusées dans la pierre simples et élégantes. A l’intérieur, la grande salle de prière est impressionnante du sol au plafond de part son décor général mais aussi ses 2 principaux éléments : le tapis de 21 tonnes a été tissé à la main en Iran et amené en 85 morceaux. C’est le 2ème plus grand au monde. Et le chandelier central est haut de 8 mètres de haut et comprend plus de 1100 bulbes et 600000 cristaux. La Grande mosquée est devenue un lieu incontournable du Sultanat d’Oman.

Son article: https://zigzagvoyages.fr/grande-mosquee-du-sultan-qaboos-mascate-oman/


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La Mosquée Al Azhar (Le Caire, Egypte) par Aurélien de Voyage Way:

Fondée en 970, la mosquée Al Azhar est l’une des plus anciennes mosquées du Caire (et d’Egypte). C’est aussi une université, une des plus anciennes encore active au monde avec la célèbre Quaraouiyine de Fès (Maroc). Même s’il n’y a pas d’autorité clairement définie au sein de l’Islam, la mosquée Al Azhar est souvent considérée comme la parole la plus écoutée au sein de l’islam sunnite à travers le monde. La mosquée Al Azhar se situe en plein cœur du Caire, à deux pas du célèbre souq de Khan el Khalili. Cette mosquée joue un rôle très important sur la représentation de l’Islam en Egypte et c’est un lieu de culte très fréquenté. A tout moment dans la journée, de nombreux fidèles se trouvent dans la mosquée, pour prier, pour méditer ou pour étudier le Coran. Au Caire, c’est clairement dans cette mosquée que l’on ressent le plus la ferveur religieuse. Peut-être avec la mosquée voisine, la mosquée Hussein qui abrite la tête d’Hussein. Un des hauts lieux saints d’Egypte. Concernant son architecture, on considère souvent que la mosquée Al Azhar est de style fatimide (nom provenant de la dynastie qui régnait sur l’Egypte à l’époque de sa construction).

Son article: https://www.voyageway.com/visiter-le-caire


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La Mosquée Hassan II (Casablanca, Maroc) par Nadia & Mike de Lovetrotters:

Ce ne sont pas les mosquées qui manquent au Maroc mais la mosquée Hassan II à Casablanca sort complètement du lot. Nous avons été totalement impressionnés par cet ouvrage architectural qui expose le meilleur de l’artisanat arabo-andalous. Le mosquée Hassan II est édifiée sur l’eau comme pour défier la houle et les vagues déchaînées de l’océan Atlantique qui se fracassent sur ses gigantesques fondations. Son minaret de 210 mètres, le plus haut au monde, recouvert de marbre entièrement ciselé, domine la corniche, et un rayon laser installé tout en haut pointe à 30km dans l’océan vers la Mecque. Si l’extérieur est impressionant, les ornements de l’intérieur d’une noblesse et d’une finesse indescriptible nous laissent sans mots. 3300 artisans et plus de 30 000 ouvriers ont œuvrés à créer ce joyau d’art marocain, et ça se voit. D’énormes portes en titane et en laiton accueillent les visiteurs. Tous les murs sont tapissés de zelliges polychromes de différentes compositions géométriques. De gigantesques lustres en verre de Murano descendent des plafonds hauts comme des immeubles ornés eux-mêmes d’arabesques en plâtre ciselé et en bois sculptés. 124 fontaines et vasques en marbre permettent aux fidèles de faire leurs ablutions. L’appel à la prière donne des frissons. La mosquée Hassan II est sans aucun doute une visite incontournable, mais attention, étant un lieu de culte actif, les visites pour les touristes se font uniquement à des heures précises en dehors des heures de la prière accompagnées d’un guide.

Leur article: https://lovetrotters.net/voyage-au-maroc/


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La Grande Mosquée de Touba (Touba, Sénégal) par Angélique & Philéas de FoguEscales:

Autant être honnête : avant de partir vivre à Kaolack au Sénégal début 1994 avec Philéas (mon Homme qui allait y accomplir ses 16 mois de Coopération du Service National), ni lui ni moi n’avions jamais entendu parler de TOUBA et de sa Grande Mosquée construite entre 1932 et 1963 avec les seuls dons des fidèles. Pourtant, cette mosquée en impose : elle compte parmi les plus grandes d’Afrique, avec près de 9 000 m2 de superficie pour une capacité d’accueil de plusieurs milliers de personnes. A l’origine, elle avait cinq minarets, dont l’un, culminant à presque 87 mètres, est le plus haut d’Afrique de l’Ouest. Nous ignorions donc tout de cette ville mystique jusqu’à ce que nous découvrions son existence de manière totalement improbable… par une pénurie générale de poulets ! « Tous les poulets ont été achetés pour faire des offrandes » nous expliquait-on le lendemain dans un Kaolack en arrêt sur image, avec tous ses commerces fermés. Sur les routes circulaient des camions dont les énormes bennes étaient remplies de sénégalais entassés les uns contre les autres. Cette impressionnante migration est le Grand Magal, le pèlerinage annuel de près de deux millions de Mourides convergeant vers leur ville Sainte : TOUBA et sa Grande Mosquée. Pour visiter la mosquée, un guide accompagnateur est obligatoire. On doit se déchausser mais malgré les 40° ambiants, les pavés de marbre de l’immense parvis restent frais et on ne s’y brûle pas les pieds. La mosquée titanesque est magnifique. Les mausolées (interdits aux non-musulmans) sont ornés de marbre de Carrare et de feuilles d’or. La fontaine d’eau bénite est désormais inaccessible. La Grande Mosquée est en perpétuelle évolution. Il ne me reste plus qu’à y retourner pour constater combien elle s’est embellie depuis ma dernière visite…

Leur article: http://foguescales.blogspot.fr/2017/04/la-grande-mosquee-de-touba-ville-sainte.html


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La Basilique Notre-Dame de la Paix (Yamoussoukro, Côte d’Ivoire) par Emmanuelle de Hèdilya:

On l’appelle à juste titre la « Basilique de la savane« , c’est le plus grand et le plus haut édifice religieux chrétien d’Afrique (voir du monde dit le Guinness) et le résultat est à la démesure somptuaire de son commanditaire (Houphouët-Boigny). Inauguré par le Pape Jean-Paul II en 1990, elle s’élève, pour le moins étrangement gigantesque, sous le ciel ivoirien. C’est un lieu extravagant, excessif, absolument dithyrambique, totalement anachronique, comme retiré de toute réalité, plus pompeux que spirituel. C’est pourtant un lieu de pèlerinage qui peut accueillir jusqu’à 18 000 personnes à l’intérieur, et 30 000 autres sur son vaste parvis, … mais qui n’en a jamais vu autant, et j’étais quasi la seule « pénitente » le jour où, toute mécréante que je suis, je l‘ai visité écrasée de grandiloquence, de chaleur et d’humidité. A l’intérieur (climatisé !) les jeux de lumières à travers les vitraux sont magnifiques mais difficile de dire que cet édifice est beau malgré sa superbe : il est certes remarquable, impressionnant voir sensationnel, mais sans réel charme. C’est son incongruité qui subjugue, son insolence qui fascine. Quoiqu’il en soit et qu’on en pense c’est en tout cas un sanctuaire à ne pas manquer si d’aventure (et quelle aventure !) on passe dans ce coin loin de tout.

Son article: https://www.hedilya-worldtour.com/a-yamoussoukro-fais-comme-les-romains/


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La Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso (Bobo-Dioulasso, Burkina-Faso) par Kelly de Lily’s Road:

Été 2007, mon premier long voyage… un voyage humanitaire au Burkina Faso pour construire une école, … une claque culturelle qui m’a changée à jamais ! Si mon quotidien en pleine brousse, dans le petit village de Poun où les enfants n’avaient jamais vu de « Nassaras » m’apprenait à vivre sans le consumérisme de la vie moderne européenne, mes week-ends à Koudougou, eux, se passaient dans un confort relatif avec électricité et eau courante. Parfois, j’assistais même aux cérémonies catholiques auxquelles mes hôtes participaient. Pourtant au Burkina, c’est l’islam qui est la religion majoritaire, ce que je ne tarderai pas à découvrir lors de ma semaine de « vacances » dans le sud-ouest : direction Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays. Au gré de mes pérégrinations dans le centre du quartier historique, entre vendeurs de bananes et de chenilles grillées, je déboule sur une grande place accueillant le plus ancien monument religieux encore en fonction : la grande mosquée de Bobo-Dioulasso. Je reste sans voix devant cette architecture de type soudanaise. Si j’avais testé les échafaudages burkinabés sur le chantier de l’école, j’ai peine à réaliser que les morceaux de bois sortant de l’édifice ont servi pour la construction et sont toujours utilisés pour les rénovations… Non cimentés, il suffit de les retirer et de les remplacer en cas de dégradation ! Construite en latérite, argile et beurre de karité au cours des années 1870, son achèvement a pris une dizaine d’années. Ses deux minarets sont impressionnants par leur taille et on ne peut s’empêcher d’y remarquer les haut-parleurs pour l’appel à la prière. On observe aussi des œufs d’autruche au sommet de chaque pilier, symbole de protection pour certains, simples objets de décoration pour d’autres. À l’intérieur, les couloirs se croisent formant un véritable damier. Pour sûr, c’est un incontournable de la ville !

Crédit photo: Charline Lecellier


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Le Temple Shri Maha Badra Karli (Saint-Pierre, La Réunion) par Charlotte & M. de Traces de Voyages:

Sur l’Île de La Réunion, se trouve une population d’origine Indienne non Musulmane appelée les Malbars ou Tamouls. Originaires du Sud de l’Inde, leur présence sur l’île remonte aux origines mêmes du peuplement lorsque des jeunes femmes indo-portugaises furent envoyées par la Compagnie des Indes Orientales pour les colons européens déjà installés. De nombreux esclaves indiens furent par la suite amenés sur l’Île jusqu’à l’abolition de la traite. Aujourd’hui, on retrouve de nombreux temples sur l’île, lieux de culte pour cette population qui représente une grande partie des habitants. Très colorés, arborant de nombreuses sculptures de divinités, d’hommes, d’animaux et de plantes, on les repères de loin tels des phares dans la nuit. L’extérieur est impressionnant et l’on pourrait passer des heures à regarder l’ornement du bâtiment, à l’intérieur, de grandes pièces vides à colonnes sont décorées par des peintures sur les murs représentants des divinités. On en compte une centaine sur l’île, principalement sur la côte nord-est mais aussi dans le sud autour de Saint-Louis. Ils sont ouverts au public à condition que l’on ne porte pas d’articles issus des animaux (tel le cuir) par principe d’Ahimsâ (concept de philosophie indienne de respect de la vie qui interdit la violence envers tout être vivant). Le Temple Shri Maha Badra Karli fut une très belle découverte, le premier temple Tamoul jamais visité pour Charlotte et un merveilleux souvenir.

Notre article: https://tracesdevoyages.com/2017/04/23/5-experiences-a-vivre-sur-lile-de-la-reunion-france/


Et vous, quels sont vos monuments religieux préférés en Afrique & Moyen-Orient?


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